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État du marché immobilier à New York avec Yann Rousseau

Rencontrez Yann Rousseau, directeur de BARNES New York, qui fait le point sur le marché immobilier new-yorkais.

En cet automne traditionnellement très actif du point de vue du marché immobilier new-yorkais , et alors que ce dernier semblait avoir retrouvé sa saisonnalité historique, on assiste à un net ralentissement de l'activité.

Et ce des deux côtés de la table, avec des vendeurs qui retirent leurs biens pour attendre des jours meilleurs, et des acheteurs qui ne se pressent plus car impactés par la baisse des marchés, et échaudés par la hausse des taux d'intérêt. En parallèle, le dollar fort, au détriment de l'euro notamment, freine également les investissements étrangers. On se retrouve donc dans un marché atone, typiquement un marché d'acheteurs, bien que cela ne se traduise pas par une baisse des prix à ce stade. On peut néanmoins espérer de meilleures marges de négociation.

Dans l'ancien, mais surtout dans le neuf. De nouveau, alors que les vendeurs individuels new-yorkais peuvent se permettre de patienter jusqu'à la reprise de l'activité (probablement au printemps prochain), les promoteurs (ou "sponsors" dans le langage new-yorkais) n'ont eux pas cette liberté, avec des échéances de financement et réglementaires qui les pressent de solder leur inventaire au plus tôt. Ainsi, c'est plutôt vers ce type de produit qu'il faut se concentrer aujourd'hui et ainsi profiter d'une brève fenêtre de tir où l'on peut aller négocier quelques « soldes », toutes proportions gardées. Si l'on choisit bien le projet et l'approche de négociation, on peut espérer obtenir des remises à deux chiffres.

 Cette opportunité de marché, principalement dans le neuf, ne saurait durer. Les acquéreurs, notamment ceux disposant déjà de dollars (ou d'actifs en dollars), seraient bien avisés de se positionner dans les six prochains mois. Car, sauf nouvel événement exogène, on s'attend à une reprise d'ici le printemps 2023.

BARNES Global Property Handbook 2022

Pendant la crise sanitaire, les acquisitions continuent ! Chacun a dû s’adapter pendant ces deux années et les plus fortunés ont fait de même. Dans un contexte de reprise économique plus rapide que prévu, le classement des grandes villes internationales a une nouvelle fois été chamboulé. Le BARNES Global Property Handbook, publié une fois par an, offre une étude détaillée des marchés immobiliers mondiaux, et la dernière édition venant d'être publiée, constate des résultats prometteurs pour des villes comme Miami, Austin, Tokyo, Genève et Paris, constituant le Top 5 du BARNES City Index, un mélange de valeurs sûres et de paris sur l’attractivité économique.

« En 2022, le BARNES City Index n’a jamais été aussi varié, mettant en avant des progressions fulgurantes comme Madrid, Moscou et Prague, mais aussi des valeurs sûres traditionnelles comme Londres, New York et Tokyo. Le reflet des mutations engendrées par la crise sanitaire et surtout la capacité d’adaptation des grandes fortunes », commente Thibault de Saint Vincent, Président de BARNES.

Dans le haut du classement apparaissent cinq villes qui ont su convaincre les investisseurs à la fois pour leur attractivité et leurs fondamentaux : Miami, déjà surprise du Top 2020 où elle était 4e, s’arroge la 1ere place, suivie par Austin qui bondit de la 24e à la 2e place. Tokyo reste bonne troisième, suivie par Genève qui progresse de la 8e à la 4e place et de Paris, remontant de la 7e à la 5e place. Les États-Unis se taillent donc la part du lion en raison de développements économiques fulgurants, tandis que le Japon et l’Europe, « l’Ancien Monde », parviennent à se réinventer.

« La vieille Europe retrouve son statut d’antan, avec cinq villes dans le Top 10 (Genève, Paris, Londres, Madrid, Stockholm), témoignant un retour aux valeurs sûres traditionnelles qui étaient, avant la crise sanitaire, les grandes habituées du BARNES City Index », explique Thibault de Saint-Vincent. Il en est de même pour New York et Toronto, qui font également leur retour. 

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