BARNES New York & Westchester, partenaire de la soirée cinéma Drive-in de la FASNY

BARNES New York & Westchester a eu l'incroyable opportunité de parrainer la soirée cinéma drive-in de la FASNY (French-American School of New York), qui s'est déroulée avec grand succès le 23 avril 2021. Cette excellente soirée fût l’occasion pour la FASNY de célébrer son 40e anniversaire avec entrain sur la route de briques jaunes d’Oz dans un endroit parfait, avec de délicieuses collations et beaucoup de fun.

Afin de renforcer sa présence dans l’Upstate New York, en plus de soutenir la communauté française très représentée dans cette partie nord de l'État, BARNES New York prévoit de s'agrandir très prochainement avec l'ouverture d'une nouvelle agence dans la région de Westchester. BARNES est à votre écoute pour vous accompagner dans tous vos projets immobiliers, à New York même ou dans toute la région métropolitaine. N’hésitez pas à nous contacter.

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À PROPOS DE la FASNY

La French-American School of New York (FASNY) est une école internationale privée, indépendante et mixte offrant une éducation mondialement reconnue accueillant en demi-pensionnat environ 800 élèves de la Petite Section de maternelle à la Terminale. La FASNY est la seule école de la région métropolitaine à proposer les filières Baccalauréat international et le Baccalauréat français. FASNY est située dans le comté de Westchester, New York, avec des campus à Larchmont et Mamaroneck.

« Quartiers de New York » : À la découverte d’Hudson Heights

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons régulièrement à découvrir les différents quartiers de la ville, dans les yeux de francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, cet article est exceptionnellement écrit à la première personne du singulier parce que je vous invite personnellement à me suivre dans mon quartier : Hudson Heights. Je suis Rachel Brunet et je suis la directrice et la rédactrice en chef du Petit Journal New York. Je vous raconte ce quartier peu connu, peut-être parce qu’il est caché, tout là-haut dans Manhattan...

Un quartier familial

Je me suis installée à Hudson Heights en janvier 2019. Un quartier que je ne connaissais absolument pas et qui, au fil du temps, m’a totalement conquise. À la base, c’est le prix des loyers qui m’a poussée à partir au nord de Manhattan. Il faut bien l’avouer, un appartement de plus de 100 mètres carrés et de trois chambres pour moins de $3,000, ne laisse pas la place à une réflexion trop longue. Surtout quand le métro express est presque au pied de votre immeuble.

Station 175. « C’est loin » m’ont dit certains amis, « tout dépend où tu vas » leur ai-je rétorqué. J’ai vite réalisé qu’en moins de 40 minutes, je reliais toujours mes destinations quotidiennes. Donc, non, ce n’est pas loin. Et franchement, en 2020, c’était loin de rien...

Hudson Heights est un quartier qui s’étend de George Washington Bridge — lui-même situé au niveau de la 178e rue — jusqu’à Fort Tryon. Et de l’Hudson River jusqu’à Broadway. Un petit havre de paix enclavé dans Washington Heights, entre l’Hudson River et Fort Tryon. D’une rue à l’autre, l’anglais cède la place à l’espagnol, langue officielle de ce quartier hispanique de Washington Heights. Mais à Hudson Heights, tout change. Comme ailleurs dans la ville, ce quartier est un joyeux brassage de communautés. Ici des Américains, et beaucoup de communautés d’Europe de l’Est. Une forte communauté de confession juive aussi. Au fil de mes déambulations urbaines, je croise souvent une image qui me renvoie en France. Ici, la plupart des immeubles ont été construits dans les années 1930, et certains sont d'inspiration Art déco. Ça me rappelle Boulogne-Billancourt, juste à l’entrée du Bois. Sur Pinehurst Avenue, en face de Bennett Park, Hudson View Garden. Un complexe résidentiel. À l’intérieur, des petites allées, du gazon bien entretenu, une mare avec des gros poissons, un jardin de fleurs. La sérénité absolue. L’architecture me ramène à Trouville-sur-Mer. Les colombages sont partout.

181st Street est la rue des restaurants. Japonais, italien, thaïlandais, américain, il y a en a pour tous les goûts et les prix sont très abordables. Il y en a aussi pour tout le monde aussi puisqu’il y a le Café Bark, un café pour nos compagnons à quatre pattes... New York sera toujours New York. Sur la 181, j’ai mes petites habitudes, entre le restaurant thaïlandais Tung Thong 181 et le restaurant japonais Sushi Yu, mon coeur balance toujours. Sans parler de Le Chéile et sa superbe terrasse rose qui rappelle le Canal Saint Martin. Huit rues au nord, un autre spot de restaurants et boutiques. Là encore, j’y ai mes habitudes. Fresco’s Pizza, la meilleure de New York selon mon fils ou Kismat, le restaurant indien du quartier. Mais aussi, mon petit supermarché Ozzie’s. Et tenez-vous bien, j’y découvre sans cesse des produits français largement moins chers qu’ailleurs dans Manhattan. Confitures, pains au chocolat, baguettes, brie, ce supermarché rutilant est ma caverne d’Ali Baba.

Un peu plus haut sur la 187e rue, une boutique de vin, Vines on Pine, exceptionnelle, avec un grand choix de vins de tous les pays. La blague du propriétaire : me dire « have a good one, kid ! »

Le point le plus haut de Manhattan

Quand je pense à mon quartier, je pense « en haut » ou « en bas ». Et ce n’est pas pour rien. À Bennet Park, niché entre la 183e et 185e rue, se trouve un trésor peu connu des New-Yorkais : le point naturel le plus haut de Manhattan. 265 feet au-dessus du niveau de la mer, soit le niveau de la torche de la Statue de la Liberté. Autant dire que ça monte et que ça descend. Quelle surprise la première fois que je me suis retrouvée en bas de la longue montée d’escaliers de la 181st Street. L’espace de quelques secondes, je ne savais plus si j’étais à New York ou à Montmartre.

Bennett Park est le rendez-vous des parents et des enfants de ce quartier on ne peut plus familial, mais aussi des personnes plus âgées qui viennent grappiller un rayon de soleil au printemps ou un peu de fraîcheur l’été. Il n’est pas rare d’y voir un groupe de musiciens, des résidents du quartiers. Leurs voix se mélangent aux cris des enfants, chaque jour un peu plus nombreux. Un peu plus heureux. Pour la petite histoire, ce parc est construit sur le site de l'ancien Fort Washington où l'armée continentale a mis en déroute les troupes britanniques en 1776.

Mon plaisir dans ce quartier : emprunter Cabrini Boulevard et remonter jusqu’à Fort Tryon. Je longe ainsi Birds of Cabrini Woods Nature Sanctuary. Le bois est situé à l'angle sud-ouest de Fort Tryon. Sanctuaire naturel, c’est un lieu de prédilection pour observer les oiseaux et admirer la vue imprenable sur l’Hudson et Palissades, de l’autre côté du fleuve.

Cabrini boulevard se termine à l’entrée de Fort Tryon, une véritable forêt urbaine qui abrite The Cloisters, mais pas que ! Coyotes, ratons-laveurs, opossums, marmottes, serpents, abeilles, papillons, et des milliers d’écureuils y partagent ce territoire grand de 27 hectares, en plus de 81 espèces d'oiseaux, y compris des colibris et des faucons. À l’entrée de Fort Tryon, Heather Garden — mainte fois élu plus beau jardin de la ville — une allée envahie de fleurs et d’arbustes, 60 mètres au-dessus de l’Hudson. L’été, j’y croise souvent des colibris... Mon petit coin de paradis...

D’ici quelques semaines, je quitterai ce quartier, la vie me ramenant plus bas dans Manhattan, mais toujours près d’un parc. Je ne vous dirai pas lequel...

Parole d’experts - Hudson Heights

Marché locatif :

En Janvier 2021, le loyer moyen d'un appartement a Hudson Heights est de $1,600 pour une chambre, $2,500 pour deux chambres et $2,995 pour un appartement trois chambres.

Marché de la vente :

En décembre 2020, sur l’ensemble de Hudson Heights le prix médian de vente demandé par les vendeurs pour les biens disponibles se situait à $590,000 affichant une hausse de l’ordre de 3% sur un an avec $672/ square foot. Le prix de vente final médian enregistré est de $780,000. Cet écart s’expliquant principalement par le faible nombre de transactions en conséquence de la période Covid qui a fortement ralenti le marché en 2020 et donc réduit l’échantillon de référence.

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Consulter l'article dans Le Petit Journal New York

Nouvelle édition du Magazine BARNES - Printemps-Été 2021

C’est avec fierté que nous vous annonçons la sortie du BARNES MAGAZINE #29 . Cette édition internationale Printemps-Été 2021 met à l’honneur Alain-Dominique Perrin , président de la Fondation Cartier pour l'art contemporain. Ce dernier nous accueille dans sa maison de Verbier, un magnifique chalet surplombant la vallée des Alpes suisses, et nous relate son parcours hors du commun, fortement marqué et défini par la créativité dans l'univers du luxe, une passion pour l'Art et une sensibilité pour les grands vins et le patrimoine symbolisé par l'acquisition et la rénovation du Château de Lagrézette, près de Cahors.

Bien entendu, cette nouvelle édition vous permettra également de vous tenir informés des dernières actualités dans les domaines du design, en découvrant du mobilier d’architectes inédit, de l'architecture, de l'art, du vin, du yachting écologique et de l'événementiel, que vous soyez intéressés par la haute gastronomie française ou le golf, ainsi qu'une panoplie de biens immobiliers dans les lieux les plus branchés.

BARNES poursuit son aventure mondiale en continuant de s’agrandir, et vous présente ainsi des propriétés en provenance de ses nouvelles agences sur le Lac de Côme, en Principauté de Monaco et dans Beaulieu-sur-Mer.

Demandez votre copie gratuite , et bonne lecture !

Nouvelle édition du magazine BARNES avec l'invité principal en page de couverture, et diverses images en arrière-plan représentant l'Art et l'immobilier.

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« Quartiers de New York » : À la découverte de Turtle Bay

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons régulièrement à découvrir les différents quartiers de la ville, dans les yeux de francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, nous découvrons, et nous nous promenons à Turtle Bay — un quartier situé à Midtown East, avec Lidia Del Pozo, senior business development officer, VP chez Bank of the West BNP Paribas Wealth Management. Elle nous raconte ce quartier qu’elle habite depuis plus d’un an avec sa famille.

Lidia Del Pozo dans son appartement de Turtle Bay, LePetitJournal.com

Lepetitjournal.com New York: Vous habitez le quartier de Turtle Bay. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce quartier ?

Si j’ai décidé d’habiter ici ce n’est pas pour le quartier en lui-même, mais surtout par rapport à sa situation géographique dans Manhattan. Avant de nous installer à New York, avec mon mari et ma fille, nous avons pris seulement cinq jours pour décider du quartier et de l’appartement où nous vivrions. Le quartier de Turtle Bay s’est imposé à nous par sa situation centrale dans la ville. Nous avons pensé, de cette manière, que nous serions proches de tous les centres d’intérêts de la ville. L’autre raison, qui a conforté notre choix, a été la proximité de mon lieu de travail. En effet, je travaille pour BNP Paribas Wealth Management qui se situe aussi Midtown, et donc à quelques rues seulement.

Pouvez-vous nous raconter la vie de ce quartier qui compte le siège des Nations Unies, l’ambiance ? Ce qui le fait vivre, ce qui l’anime ?

Je dirais que ce quartier n'a pas qu'une seule identité. Je ne pourrais pas dire s'il s'agit uniquement d'un quartier résidentiel ou d'un quartier de bureaux ou d'un quartier des ambassades. Turtle Bay c'est un peu tout à la fois: il y a simultanément une vie de quartier, avec ses petits commerces de proximité, ses petits bars et restaurants, ses crèches, ses aires de jeux, mais aussi un quartier de bureaux, donc très animé du lundi au vendredi, avec un beaucoup de monde dans les rues très tôt le matin et pendant les pauses déjeuner. Et dans ce paysage mixte se trouve le siège des Nations Unies et quelques ambassades qui gravitent autour de ce majestueux édifice, le plus beau de la ville, à mon avis. Evidemment, lors des Assemblées Générales, le quartier prend un nouveau visage. Le quartier est alors sous protection très stricte et devient un peu verrouillé et paralysé. Ces quelques jours ne sont pas très agréables mais pas invivables non plus. L'organisation est assez impressionnante!

Et puis c’est excitant ! Ce qui rend ce quartier extrêmement vivant et international.

Une rue de Turtle Bay, LePetitJournal.com

Vous habitez près des Nations Unies où le français y est l’une des langues de travail. Entend-on beaucoup la langue de Molière dans les rues de Turtle Bay ?

Oui, en effet, le français est une langue que l'on entend très régulièrement sur les trottoirs, entre deux collègues qui se rendent à leur bureau aux Nations Unies, que l'on peut facilement identifier dans la rue car ils portent très souvent leur badge d'accès au bâtiment autour de leur cou; ou les familles que je rencontre lorsque je vais à la cour de récréation avec ma fille, par exemple. Il y a beaucoup de francophones à Turtle Bay. Pour donner un exemple assez représentatif, à la crèche ma fille fréquente, dans sa classe, sur 10 élèves, 4 sont issus de familles francophones! Pouvoir parler français est bien sûr très pratique, surtout au début, et toujours un bon moyen de créer de nouvelles relations très rapidement, même si cela me fait moins pratiquer mon anglais.

Vos endroits préférés, vos bonnes adresses ou peut-être même vos habitudes ?

L'un de mes endroits préférés dans mon quartier est probablement le Grand Central Market, qui se situe dans l’enceinte même de la gare de Grand Central. C’est une seule allée où l’on trouve une succession de petits commerçants qui proposent des produits frais et de bonne qualité. Malgré le fait qu’il soit indoor, l’ambiance est proche de celle d’un marché traditionnel et les commerçants y sont charmants. Ce que j’apprécie avant tout dans ce quartier, c’est le fait qu’il soit au bord de l’East River. J’ai la chance d’avoir une jolie vue sur la rivière depuis mon appartement et de pouvoir assister à des levers de soleil vraiment très beaux. De simples promenades au bord de la rivière sont vraiment très agréables et un peu dépaysantes.

Est-ce que c’est un quartier que vous conseillez à ceux qui veulent acheter ou louer ?

Je ne suis pas experte du marché de l’immobilier, en revanche ce que je peux dire intuitivement pour ce qui est de la location, oui c’est un quartier que je recommande, car il fait bon vivre et comme je l’ai déjà évoqué, c’est quartier idéalement situé à Manhattan pour découvrir la ville.. Parmi les autres raisons, la proximité avec la rivière, le côté sécuritaire de par la présence du quartier général des Nations Unies et enfin, le côté très cosmopolite. Pour ce qui est de l’achat d’un bien, j’évoquerais les mêmes motivations avec en plus le fait que c’est un quartier assez prisé par les expatriés travaillant aux Nations Unies, donc avec une certaine demande sur le marché.

Si vous deviez décrire Turtle Bay en trois mots? 

Si je devais décrire Turtle Bay en trois mots, je dirais que c'est un quartier animé, un quartier très cosmopolite et donc propice aux rencontres et un quartier aux multiples facettes où se mêlent vie personnelle et professionnelle.

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Vue aérienne des toits de Manhattan au coucher du soleil, New York City

Paroles d'Experts - Turtle Bay

Marché locatif :

En Mars 2021, le loyer médian d’un appartement à Turtle Bay était de $2,200 pour un studio (-40% sur un an), $3,200 pour une chambre (flat) $4,000 pour deux chambres (-20%) et $6,200 pour trois chambres (+24%).

Marché de la vente :

À la fin du 4e trimestre 2020, sur l’ensemble de Turtle Bay, le prix médian de vente demandé par les vendeurs se situait à $950k (quand la moyenne de Manhattan est à $1M) affichant une augmentation significative de l’ordre de 20% sur un an avec $1,207 / square foot et une soixantaine de transactions sur le trimestre.

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

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«Quartiers de New York» : À la découverte de l'Upper East Side

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons régulièrement à découvrir les différents quartiers de la ville dans les yeux de francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, nous découvrons et nous promenons dans l’ l'Upper East Side, avec JC Agid, fondateur de 37EAST, une agence de conseil media et développement aux États-Unis, au Mexique et en France.

Rachel Brunet pour Le Petit Journal New York : Vous habitez le quartier de l’Upper East Side. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce quartier ?

JC Agid : Le hasard, bien sûr, un jour de septembre il y a des années de cela. Premier séjour à New York, décidé en moins de 48 heures, une semaine à combler entre la fin des études et un emploi à Bry-sur-Marne. J’attends sur le trottoir d’une rue de l’Upper East Side, non loin de Central Park, l’arrivée d’une famille qu’une amie parisienne m’avait présentée par téléphone pour m’héberger deux ou trois nuits. Je suis revenu deux ans plus tard à New York et à l’exception d’une année passée sur la 113ème rue dans le quartier de Columbia University et d’une autre en haut d’une tour sans âme au croisement de Central Park North et de Central Park West, j’ai finalement toujours vécu dans l’Upper East Side.

Mais j’ai changé d’étage, d’horizons aussi. Après avoir longtemps habité dans un appartement d’une de ces petites maisons qui bordent des rues paisibles à l’ouest de l’Upper East, paradis des souris et des douches brûlantes ou glacées, je me suis installé au dernier étage d’un immense immeuble près de l’East River. Devant moi, une vue ambitieuse, gigantesque même, avec le Carlyle, la cime des arbres de Central Park, Columbus Circle, Times Square et le New Jersey en spectacle permanent.

Pouvez-vous nous raconter la vie de ce quartier qui compte le siège des Nations Unies, l’ambiance ? Ce qui le fait vivre, ce qui l’anime ?

L’ambiance ? Celle d’un quartier sans touristes, d’une ville rangée, presque monotone. On vit dans Yorkville, mais on ne le visite pas. Il y a bien çà et là des petites boutiques, des visages que l’on croise chaque jour, des histoires que l’on partage. Mais nous sommes loin du charme des quartiers de Carnegie Hill ou de Morningside Heights. Il existe dans Yorkville un calme étrange et familial que rythment les écoles alentours.

Vous habitez près du Lycée Français. Entend-on beaucoup la langue de Molière dans l’UES ?

Comme partout à New York, on entend toutes sortes de langues, et parfois de l’anglais. Beaucoup de familles françaises vivent à proximité du LFNY et les élèves du Lycée apportent à ce quartier une sonorité toute particulière. Ce n’est pas un quartier où l’on se fait voir, au contraire, on aurait presque tendance à s’y cacher.

Vos endroits préférés, vos bonnes adresses ou peut-être même vos habitudes ?

Photo d'un croissant chaud assis sur un magazine noir et blanc avec un café crémeux, à une table de café.

Les Frenchies, 75ème rue, entre York Ave et FDR, la porte à côté du LFNY, pour les croissants, les meilleurs de la ville avec ceux d’une autre boulangerie sur la 78ème rue. Mais en plus des croissants et des pains au chocolat, des quiches et des éclairs au café, j’y retrouve la patronne Michèle Saint Laurent et sa partenaire, Aksana Ivaniuk. Tous mes amis y passent avec leurs enfants à toute heure de la journée. Plus qu’une boulangerie avec sa terrasse, les Frenchies est devenue la petite épicerie française du quartier. Il y règne toujours une ambiance souriante, familiale et heureuse. Les Frenchies sont le cœur de mon village discret. Cela n’a pas de prix. La meilleure adresse du quartier.

Il y avait l’autre café aussi, aux allures américaines celui-ci, Beanocchio’s, victime économique de la Covid19, fermé, définitivement. J’aimais son atmosphère de province.

Sur la 76ème rue, presqu’au coin de la 1ère avenue, Jones Wood Foundry pour un long verre au bar et y refaire le monde entre amis.

Un peu plus loin, Mission Ceviche sur la seconde avenue et la 72ème rue, sans doute un des meilleurs restaurants du coin. Juste à côte, La Esquina et ses tacos dont l’ambiance me projette dans les rues de Coyoacan à Mexico City, le village de Frida Kahlo et de Diego Rivera.

Image de l'intérieur d'une librairie traditionnelle avec des murs recouverts de livres d'occasion colorés, et une table devant remplie de livres également.

J’aime aussi ce minuscule—et c’est déjà un grand mot—marché du samedi matin sur la 82ème rue entre York et la 1ère avenue, à condition d’être particulièrement patient en ces temps de distanciation sociale. À quelques mètres, sur York Avenue, je m’arrête souvent chez le boucher Ottomanelli grâce à qui j’ai pu en plein confinement cuisiner des paupiettes de veau ; un peu plus haut sur York, je vais parfois chez Dorian’s pour les plaisirs de la mer et des portefeuilles troués, et en face, surtout, on trouve Logos Bookstore, une librairie à l’ancienne—de la résistance même—où l’odeur du livre et du bois domine, l’endroit parfait pour flâner ou chercher un cadeau que le propriétaire emballera pour vous, chose rare à New York.

Vers la 3ème avenue et 76ème rue, un autre boucher fait face à Sables, l’adresse idéale si on aime les brunchs au saumon fumé et aux bagels. Pour les fans de Sushi, ceux de Sushi of Gary sur la 78ème entre York et First Avenue sont réputés d’être parmi les meilleurs de la ville. Sotheby’s enfin sur la 72ème et York Avenue donne un peu d’importance et de vanité à ces rues écartées de la ville.

Est-ce que c’est un quartier que vous conseillez à ceux qui veulent acheter ou louer ?

À chacun de voir en fonction du New York recherché… En ce qui me concerne, mon ambiance exclusive est cette vue exceptionnelle, à l’aube lorsque le soleil se reflète dans les vitres de Manhattan, en fin de journée bien sûr, et la nuit, lorsque la ville en vain cherche le sommeil.

Chaque block a son style et juste au-dessus de la 79ème se dresse East End Avenue, une destination bourgeoise pour les célébrités qui cherchent la discrétion.

Le Q train, la récente ligne de métro sur la Seconde Avenue, rapproche ce quartier, parfois considéré comme le début d’une banlieue, au reste de Manhattan. Union Square est à moins de 30 minutes et Carnegie Hall à 20 minutes.
 

Si vous deviez décrire l’Upper East Side en trois mots ?

Chic et peu modeste du côté de Central Park. Discret et ambitieux le long de l’East River.

Vue de l'Upper East Side d'en haut, avec une partie de Central Park sur la gauche, et l'horizon nord de New York.

Paroles d'Experts - Upper East Side

Marché locatif :

En Janvier 2021, le loyer median d’un appartement dans l’Upper East Side était de $1,900 pour un studio (-16% sur un an), $2,404 pour une chambre (-11%), $3,300 pour deux chambres (-2%) et $6,000 pour trois chambres (-4%).

Marché de la vente :

En décembre 2020, sur l’ensemble de l’Upper East Side, le prix médian de vente demandé par les vendeurs se situait à $1,4M affichant une baisse de l’ordre de 2% sur un an avec $1,300 / square foot. Le prix de vente enregistré est en revanche de $1,1M compte tenu des négociations liees au Covid dans un contexte incertain. À noter que les condos ont davantage résisté avec un prix demandé médian de $1,7M pour un prix de vente réel de $1,622,000.

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Consulter l'article dans Le Petit Journal New York

25 Park Row au 34B sur RENTCafé Blog

Jetez un œil au denier article à propos de notre bien de luxe disponible à la location, l' unité 34B au 25 Park Row, par Blog RENTCafé, qui vous présente cette magnifique résidence neuve, jamais habitée, grand 2 (Convertible en 3) -Chambres et 3,5 salles de bains.

Prenez place et admirez la vue majestueuse depuis cette toute nouvelle résidence grandiose de 2 (Convertible 3) -chambres 3.5-salles de bains au 25 Park Row, immeuble en copropriété de luxe comportant les plus belles vues sur l'hôtel de ville historique, Woolworth Building, Manhattan et la rivière Hudson, à la frontière de FiDi et Tribeca dans le nouveau centre-ville.

Les résidents peuvent profiter d’un lobby avec concierge 24h / 24 et 7j / 7 et de l’accès à l’immense club Park Row, surplombant le parc de l’hôtel de ville, comprenant une salle de lecture avec cheminée, un coin repas privé, une piscine de 65 pieds, un centre de fitness, un spa/salle de soins, des studios de yoga et de méditation, une salle de jeux et une grande pelouse avec terrasse pour les repas en plein air.

Lire l'article:

La Chambre de commerce franco-américaine présente: Yann Rousseau, Managing Partner chez BARNES New York

Rencontrez nos membres: Yann Rousseau, Managing Partner, BARNES New York

Propos recueillis par la Chambre de commerce franco-américaine

Yann Rousseau, Managing partner chez BARNES New York, a eu le privilège d’être interviewé par la Chambre de commerce franco-américaine. Rencontrez l’homme à la tête de l’agence BARNES de New York.

Originaire de France, Yann grandit à Paris mais considère aujourd’hui Bordeaux et Arcachon comme son ancrage familial. Il a obtenu trois mastères en ingénierie environnementale (ENTPE Lyon), économie environnementale (Imperial College London), et gestion des vins et spiritueux (Bordeaux Ecole de Management / KEDGE). Il a résidé dans plus d’une douzaine de villes, dans six pays répartis sur trois continents (France, Seychelles, Royaume-Uni, Italie, Burkina Faso, USA).

Après plusieurs années dans l’humanitaire et le développement (Nations-Unies, diplomatie française, gouvernement seychellois, secteur privé, …), il a franchi l’Atlantique pour suivre son épouse, originaire de Miami. Ils s’y sont installés en 2013, où il a commencé sa carrière de consultant immobilier.

Yann accompagne ses clients pour des locations modestes comme des propriétés prestigieuses, achats sur plans, et acquisitions stratégiques (diversification de portefeuille, plus-value, …). Pour lui, il s’agit d’assister chaque client, quel que soit son budget, quelles que soient ses intentions, afin qu’il accomplisse son projet immobilier en toute sérénité et confiance. Yann inscrit sa relation clientèle dans le long-terme, pour un locataire qui deviendra un propriétaire puis un investisseur.

FACC-NY: En tant qu’ingénieur avec une formation en économie, à la fois dans les secteurs public et privé, ayant vécu dans plus de 6 pays sur 3 continents différents, qu’est-ce qui a guidé votre décision de travailler dans le secteur immobilier avec Barnes New York? 

Cela a commencé par hasard lorsque j’ai déménagé aux États-Unis (Miami) pour suivre ma femme, qui est originaire du sud de la Floride. Sa mère possède un portefeuille immobilier modeste et comme je n’avais pas de projet de carrière majeur, elle m’a demandé de m’en occuper pendant que je réfléchissais. J’ai aimé découvrir une nouvelle industrie et commencer une nouvelle carrière aux États-Unis. J’ai rejoint une boutique de courtage à Miami, puis j’ai rapidement rejoint le bureau de BARNES. Après quelques années là-bas, BARNES m’a donné l’opportunité de relancer l’opération de New York. Nous avons donc déménagé vers le nord fin 2018 et j’ai rouvert BARNES New York aux côtés de mon partenaire Christophe Bourreau. Deux ans plus tard, nous avons recruté 12 agents et doublé la meilleure année d’activité jamais enregistrée pour le bureau. Et nous sommes sur le point d’ouvrir une nouvelle agence, à Larchmont, couvrant la région de Westchester.   

FACC-NY: Comment évaluez-vous l’état actuel de l’immobilier dans la période post-COVID?

C’est une période difficile à définir précisément, car la situation reste fluide. Tout le monde a entendu parler d’un exode de Manhattan, mais quand on regarde les 3ème et 4ème trimestres de 2020, les chiffres sont en réalité encore meilleurs que ce qu’ils étaient à la même période en 2019. Il y a bien sûr un effet non négligeable de «rattrapage» de dernière minute, où les deux derniers trimestres tendent à compenser un début d’année 2020 très lent. Bref, des transactions immobilières restaient à réaliser et la plupart avaient simplement été repoussées en fin d’année. Désormais, en 2021, nous pouvons assister à une forte reprise du côté de la revente, même si le marché reste tendu du côté de la location. C’est définitivement un marché de locataires, et il reste en quelque sorte un marché d’acheteurs, bien que dans des proportions moindres par rapport à 2020. Nous avons constaté une baisse générale de 8% des prix (revente) à Manhattan, certains quartiers résistant mieux que d’autres. Les nouveaux développements souffrent beaucoup plus et nous pouvons facilement obtenir des remises à 2 chiffres. En ce qui concerne la location, les propriétaires se voient obligés d’offrir au moins 2 mois de loyer gratuits s’ils souhaitent trouver des locataires.

FACC-NY: BARNES New York espère-t-il une reprise économique prochaine à New York? 

Compte tenu du niveau de contrariété qui se fait sentir partout dans la ville, il faut rester modeste. Bien que les représentants de l’industrie s’efforcent de nous considérer parmi les travailleurs essentiels, nous sommes simplement ici pour continuer à aider nos clients de la manière la plus sûre possible. Les gens doivent encore se déplacer et trouver un logement. En parallèle, nous continuons à communiquer fortement au sujet de la ville de New York et sur la pertinence d’un tel investissement immobilier, à un moment où l’actualité prétend que tout le monde fuit la ville. New York sera toujours New York, et cela restera l’un des investissements les plus sûrs que l’on puisse faire dans un monde aussi instable.

FACC-NY: Avez-vous constaté une réduction des prix sur le marché immobilier de New York en raison de la pandémie?

En effet, comme indiqué précédemment, une baisse d’environ 8% au total à Manhattan pour la revente et environ 2 mois de loyer gratuits pour les locations. Il s’agit d’une moyenne et certains types de propriétés, par exemple les maisons de ville ou les logements de luxe, souffrent moins et semblent mieux résister à la tempête. De plus, les quartiers les plus recherchés (SoHo, Tribeca, cœur de l’Upper East Side…) n’ont pas été trop touchés, voire pas du tout, à l’opposé des zones qui dépendent fortement des forces du marché. Le «meilleur» exemple est le Financial District et autour des grandes universités (NYU / Columbia), où le manque de fréquentation a définitivement eu un impact sur le marché local. De plus, les nouveaux développements sont les plus touchés par la pandémie, car leurs délais (réglementaires ou financiers) les poussent à solder leur inventaire à tout prix. Les réductions pour cette classe d’actifs peuvent facilement dépasser 20%, ce qui est absolument sans précédent; les marges de négociation pour les nouveaux bâtiments avaient tendance à être proches de zéro dans le passé.  

FACC-NY: Comment choississez-vous les biens à ajouter à votre catalogue dans cette période de « nouveau normal »? Quelles sont les caractéristiques qui rendent un logement particulièrement attrayant pour les acheteurs de nos jours? 

Comme on peut s’y attendre, tout ce qui offre une certaine sensation d’espace, d’air, de respiration ou de verdure, présente un avantage plus fort aujourd’hui. Dans le passé, les gens ne semblaient pas trop se soucier d’une vue obstruée et acceptaient facilement un appartement situé dans les premiers étages en bas d’un immeuble dans une rue sombre, pourvu que l’emplacement était idéal et les infrastructures abondantes. Maintenant, les acheteurs et les locataires se rendent compte qu’ils pourraient avoir à passer beaucoup plus de temps dans leur appartement, et pendant la journée, ils doivent donc pouvoir se sentir moins claustrophobes et oppressés. Les maisons de ville sont un must à cet égard. Et bien sûr, les arrangements «flexibles» sont désormais incontournables. Les logements avec des espaces supplémentaires (tanières, recoins, loggias…) pouvant être utilisés ou transformés en bureau à domicile sont plus attrayants que jamais. 

FACC-NY: Dans quels types de fourchettes de prix voyez-vous le plus de mouvement?

Tout le monde est à la recherche d’une bonne affaire, mais les gens doivent encore déménager et trouver un toit. Fondamentalement, nous n’avons pas constaté de changement important dans les prix car, même si les propriétés à prix d’entrée seront toujours recherchées, les personnes qui peuvent acquérir des propriétés de plusieurs millions de dollars sont dispersées dans le monde entier. Et ce sont eux qui ont un œil particulier sur le marché maintenant pour voir quelles sont les opportunités à saisir. D’un autre côté, nous avons lentement commencé à voir des niveaux de prix que nous n’avions pas vus depuis un certain temps dans la ville, comme des condos à moins de 500 000 $ ou des coopératives à moins de 400 000 $. Le prix d’entrée diminue à coup sûr.

FACC-NY: Qu’est-ce qui vous a amené à rejoindre la communauté de la FACC-NY?

Nous sommes à l’origine une entreprise française, fortement implantée en France où se déroule l’essentiel de l’activité BARNES. Il est naturel pour nous d’être un membre actif de la communauté française partout où nous avons un bureau, et la Chambre de Commerce est souvent un excellent relais à cet effet. De plus, nous sommes souvent le point d’entrée des entreprises et des particuliers qui s’installent dans la Ville depuis la France (ou par le biais d’entreprises françaises), il semble donc absolument indispensable pour nous d’être membres de la Chambre. Nous servons tous les partis intéressés, mais notre clientèle principale reste étroitement liée à la France.

Lire l'article sur le site Web de la FACC

« Quartiers de New York » : À la découverte du Lower East Side

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

BARNES New York vous invite dans sa série « Quartiers de New York » à régulièrement découvrir les différents quartiers de la ville, dans les yeux de francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, nous découvrons, et nous nous promenons dans le Lower East Side, le LES, avec Ingrid Jean-Baptiste, co-fondatrice du Festival du film de Chelsea, dont la 8e édition se déroulera du 15 au 18 octobre prochain.

Hier quartier d’immigrants, de pauvres, de clochards et de junkies. Aujourd’hui, quartier chic, où l’on fait la fête, peut-être un peu moins en cette ère de Covid. Le temps a façonné le visage du Lower East Side. Dans l’histoire de New York, le Lower East Side est le « Gateway of America ». C’est par ce quartier que transitaient les immigrants. Dans ces rues étroites ont échoué toutes les vagues de migrants fuyant leurs pays. D’ailleurs, le Tenement Museum, emblème du quartier, est une véritable plongée dans la vie de ces familles qui mettaient leur dernier espoir dans un nouveau monde. Dans ce quartier en constante évolution, les cultures se superposent et se mêlent. Son coeur bat entre Allen à l’Ouest et Essex à l’Est, East Houston au Nord et Canal au Sud.

Le Petit Journal New York : Vous habitez le quartier du Lower East Side. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce quartier ?

Ingrid Jean-Baptiste : En arrivant à New York en 2010, je me suis installée à Chelsea, que j’aime beaucoup. Depuis quelques années, je réside dans le Lower East Side, qui a une histoire très particulière. C’est dans ce quartier qu’ont immigré des milliers de personnes en provenance d’Europe : Irelande, Allemagne, Grèce, Russie, Slovaquie, Roumanie Hongrie… à la fin du 19e siècle, début 20e. Il y a une vraie vie de quartier, comme on peut retrouver à Paris ou dans d’autres villes européennes, ce qui est appréciable. J’ai très vite été séduite par l’architecture et les immeubles à taille humaine (rires).

Pouvez-vous nous raconter la vie de ce quartier qui compte le siège des Nations Unies, l’ambiance ? Ce qui le fait vivre, ce qui l’anime ?

Le LES, comme on l’appelle ici est très agréable en semaine, car il y a très peu de circulation. Il y a de nombreuses galeries d’art, des restaurants atypiques. C’est encore un des seuls quartiers de Manhattan, qui soit resté authentique avec très peu de grandes enseignes de magasins, ce qui devient de plus en plus rare à New York. Ce qui le rend vivant est le brassage des cultures, qui est beaucoup plus présent dans le Sud de Manhattan.

Quelle est la population dans le Lower East Side ?

La population du LES est composée de différentes origines chinoises, portoricaines, dominicaines, juives, italiennes, dû aux nombreuses vagues d’immigration, ce qui rend le quartier très sympatique. Le quartier est devenu, au fil des années, très branché, avec ses galeries d’art, ses petites boutiques, ses restaurants et ses bars.

Vos endroits préférés, vos bonnes adresses ?

Mel Bakery, Essex Market, Ludlow House, Whipped Urban Dessert Lab, Bario Chino, Caffe Vita, Petisco Vegano

Est-ce que c’est un quartier que vous conseillez à ceux qui veulent acheter ou louer ?

Oui, certainement les deux options.

Si vous deviez décrire le Lower East Side en 3 mots ?

Authentique, Vibrant, Artistique.

DISCUSSION D'EXPERTS - Lower East Side

MARCHÉ LOCATIF:

En Aout 2020, dans les immeubles disposant d’un doorman, le studio a trouvé en moyenne preneur à $2,900 mensuel, le 1 bedroom à $3,800, le 2 bedrooms à $5,450. Sans doorman, les loyers sont alors respectivement de $2,350 (studio), $2,500 (1 bedroom) et $3,100 (2 bedroom).

MARCHÉ DE LA VENTE:

Au 2e trimestre 2020, les effets du Covid 19 se sont ressentis fortement sur ce quartier puisque le nombre de transactions a chuté de plus de 65% pour tomber à une trentaine. Les indicateurs sont donc à prendre avec beaucoup de prudence. Ces derniers indiquent tout de même un prix médian de $1,728 / sqft (-11%sur un an), un prix médian de transaction à $1M 9-20%), légèrement au-dessus du prix médian de l’ensemble de Manhattan ($989k, soit -25%)

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Consulter l'article dans Le Petit Journal New York

« Quartiers de New York » : À la découverte d’Harlem

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons, régulièrement, à visiter les différents quartiers de la ville dans les yeux des francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, nous découvrons Harlem, quartier historique au North Manhattan, avec Sophie Thuault-RestituitoChief of Staff au Herbert et Florence Irving Institute for Cancer Dynamics de Columbia University. Tropézienne d’origine, installée à New York depuis 2004, elle vit depuis 8 ans à West Harlem avec son mari et leurs deux enfants.

Vous habitez le quartier d'Harlem. Qu'est-ce qui vous a séduit dans ce quartier ?

J'ai été séduite par plusieurs choses. Tout d'abord la diversité. On y trouve un mélange d'Afro-Américains, d'Africains francophones et d’Européens et tout le monde cohabite. C'est également très familial et très communautaire. Il nous arrive fréquemment de rencontrer quelqu'un que l'on connaît sur le retour de l'école. C'est aussi très calme et vert, proche de Morningside Park ou de Central Park. Il y aussi plusieurs autres parcs dans Harlem comme Saint Nicolas Park, Jackie Robinson Park ou Marcus Garvey Park. La circulation est moins dense qu'au niveau de midtown et on peut facilement se promener à vélo. Le "commute" est facile avec plusieurs lignes de métro et de bus.

Pouvez-vous nous raconter la vie de ce quartier, l'ambiance ?

C'est un quartier très animé. Des gens de différentes cultures et milieux sociaux se côtoient. Le quartier regorge de petits restos, de cafés, de supermarchés. On y trouve aussi plusieurs générations : des jeunes femmes Afro-Américaines qui sortent dans les bars en groupes, des familles qui font des barbecues ou des pique-niques dans Morningside Park, des ados qui se retrouvent dans le parc.


Qu'est-ce qui le fait vivre, qu'est-ce qui l'anime ?

Les gens qui vont dans les restaurants, les cafés et les bars, mais aussi les enfants qui vont aux playgrounds dans le parc ou encore les gens qui font leur footing ou promènent leur chien.

Vous êtes maman. Comment est la vie avec des enfants à Harlem ?

C'est très facile parce qu'on trouve beaucoup de choses à proximité et le quartier est suffisamment sûr pour que les enfants soient indépendants rapidement. Mes enfants vont seuls à Morningside Park ou Central Park retrouver leurs copains et vont aussi seuls à l'école. Un de mes enfants va dans une école bilingue de l'Upper West Side et fait les trajets avec une de ses copines en métro. Il y a beaucoup de familles qui font le même trajet, donc ils se retrouvent avec les autres enfants et marchent ensemble. Ma fille aînée va dans un lycée d’East Harlem. Elle fait aussi les trajets avec des copains en bus. Il y a aussi plusieurs crèches dans le quartier.

Mes deux enfants prennent tous les deux des cours de taekwondo à West Side Taekwondo, qui est a un bloc de chez nous où ils retrouvent, de nouveau, les enfants du quartier. Ma fille joue dans un club de football, West Side Soccer League, et elle va à ses entraînements la plupart du temps seule dans l'Upper West Side.

On se déplace souvent à pied, trottinette ou vélo. Les transports en commun sont aussi très pratiques. On a plusieurs lignes de métro et de bus. Et personnellement, j'adore la proximité avec mon travail et mon trajet de 10 minutes à pied, puisque je travaille au Campus de Morningside de Columbia.

Est-ce que c'est un quartier familial ?

C'est un quartier très familial et très communautaire. C'est ce que j'adore. ! Tout le monde s'entraide. On sympathise avec des nouvelles familles dans le parc. On retrouve d'autres familles de l'école bilingue pour un pique-nique ou une playdate dans le parc.

Pouvez vous nous faire découvrir ce quartier avec vos mots ?

Des brownstones ou petits immeubles bas, des petits commerces locaux, des restaurants et cafés, une diversité culturelle et économique, des parcs remplis d'enfants.

Est-ce que vous retrouvez un petit côté Européen à ce quartier de par les habitants, les boutiques, les écoles ?

Oui, beaucoup de familles du quartier vont à l'école bilingue de PS 84, ou Lafayette Academy, dans l'Upper West Side. Ou encore à NYFACS. Il y a aussi plusieurs restaurants italiens et un très très bon Café Caféine qui propose des croissants et pains au chocolat dignes de ceux que l’on trouve en France. Il y a énormément de petits commerces locaux...

Vos endroits préférés à Harlem ?

Il y en a tellement ! Plusieurs restaurants tels que Lido et Vinateria, deux restaurants italiens, Row House, plutôt américain, Maison Harlem, où on peut manger du couscous ! Sylvana, cuisine du Moyen-Orient, qui accueille aussi des concerts le soir. Melba, pour la soul cuisine, Harlem Burger, Cantina Taqueria pour ses tacos et margaritas, le café Caféine avec un très bon capuccino et ses fameux croissants et pains au chocolat, Levain Bakery, avec ses cookies réputés, Les Ambassades, pâtisserie franco-africaine, Bagel O pour ses bagels faits sous nos yeux, la Winery, sur la 116e rue qui a une sélection de vins à très bon prix, les delis, Amrita, sur la 110e rue et Central Park West, une petite brasserie très cozy, super bonne et pas chère, le loueur de vélo juste à côté, le hardware store sur Frederick Douglass Boulevard. Il y a également des restaurants très sympas un peu plus loin dans Central Harlem comme Harlem Shake, Barawine, Sottocasa... Et tous les nouveaux endroits qui continuent d'ouvrir !

Est-ce que c’est un quartier que vous conseillez à ceux qui veulent acheter ou louer ?

Oui ! Nous y vivons depuis 8 ans et la pandémie ne nous a pas délogé ! On reste !

Si vous deviez décrire Harlem en 3 mots?

Diversité, communauté et parc.

Parole d’experts - Harlem

MARCHÉ LOCATIF:

Il est souvent moins cher de louer son appartement à Harlem que plus au Sud de Manhattan. En moyenne, il faut compter $2900 (ou $2,300 sans doorman), soit une baisse de l’ordre de 5% sur un an. Dans les immeubles disposant d’un doorman, le studio trouve en moyenne preneur à $2,450 mensuel, le 1 bedroom à $2,950 ($4,000 moyenne Manhattan), le 2 Bedroom à $3,950 (contre $5,800 en moyenne à Manhattan)

MARCHÉ DE LA VENTE:

Au 2e trimestre 2020, le prix médian de vente se situait à $685,000 en baisse de 25% par rapport à l’année dernière, effet Covid oblige. Il y a eu un total de 66 transactions, soit une baisse de plus de 50% par rapport au deuxième trimestre de l'année dernière. Le prix médian par pied carré était de $828, ce qui reste malgré tout une valeur proche de celle de 2019. Fin Juin 2020, pour rappel, le prix de vente médian à Manhattan était de $989,000.

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Consulter l'article dans Le Petit Journal New York

Opportunités immobilières à New York après la pandémie

Si la pandémie de Covid-19 ne semble pas ralentir, ni reprendre comme une seconde vague selon les lieux, il y a de nombreuses leçons à tirer, près de six mois après le début des premières mesures de confinement.

D'un point de vue global, l'immobilier s'est réaffirmé comme un refuge sûr à un moment où l'activité économique se contracte et les marchés boursiers fluctuent nerveusement, à la fois comme source et comme conséquence d'une instabilité notoire.

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En ce qui concerne l'immobilier new-yorkais, il est intéressant de noter, une fois de plus, la très forte résilience de ce marché, qui n'a eu jusqu'ici qu'un impact limité. Bien qu'historiquement, il n'y ait eu pratiquement aucune marge de négociation, en 2019 et début 2020, nous avons vu les premiers signes d'un «marché acheteur«, C'est-à-dire qu'il était (enfin) possible de négocier un peu sur les prix demandés, à un taux de quelques pour cent selon le quartier et le bien. Depuis le deuxième trimestre, cette tendance s'est quelque peu accentuée alors que la demande s'est contractée à la suite des mesures de confinement et des restrictions sur les voyages internationaux. Le fait que dans le même temps l'inventaire a également été réduit d'environ 30% (certaines personnes ont profité de la situation pour retirer leurs marchandises du marché en prévision de jours meilleurs) a tempéré l'augmentation de cette marge de négociation; nous assistons actuellement à des réductions de prix d'environ 5% à 10% dans le premier.

En revanche, c'est un secteur particulièrement touché par les effets de la pandémie, et notamment par les restrictions aux déplacements (notamment à l'international). Ceux-ci sont nouveaux programmes qui sont principalement ciblés par des acheteurs qui ne résident pas à New York et / ou des investisseurs locatifs. De plus, ces nouveaux programmes ont des contraintes de planification et de financement beaucoup plus impactantes qu'un propriétaire individuel, et ils doivent «vendre leur inventaire» le plus rapidement possible afin d'honorer les engagements pris envers les différentes parties prenantes, y compris le financement et la réglementation.

C'est sur la base de ce constat et des récentes négociations menées par BARNES New York avec divers promoteurs, qui ont révélé des remises commerciales sans précédent, que nous recommandons désormais aux investisseurs avisés de se pencher de près sur ce secteur immobilier. Bien que cela varie selon le projet, l'inventaire et le quartier, nous sommes relativement convaincus que nous atteindrons des objectifs de négociation qui vont même au-delà du 15%. Dans certains endroits, nos clients ont même eu la chance de dépasser la remise cumulée de 25% (prix et frais de clôture concessions). Si le marché immobilier new-yorkais a historiquement, et à maintes reprises, démontré sa forte résilience et sa capacité à absorber divers chocs économiques, les remises exceptionnelles actuellement accordées (jusqu'à la normalisation de la situation sanitaire et économique dans le monde) devraient se traduire par autant de gains en valeur à court et moyen terme.

N'hésitez pas à nous contacter dès maintenant afin que nous puissions vous présenter les options les plus pertinentes aujourd'hui; ainsi que pour vous pré-inscrire au prochain webinaire que nous organiserons sur ce sujet dans les semaines à venir.

S'inscrire pour le prochain webinaire - Nouveaux développements

Last but not least, qui concerne principalement les résidents plus que les investisseurs (bien que), les mesures de confinement et les risques encourus dans les zones à forte densité ont favorisé une croissance significative du marché de l'immobilier résidentiel en proche banlieue. Toute propriété située à moins d'une heure de route de Manhattan, dans une zone de faible densité, avec un parc de maisons individuelles et une offre scolaire satisfaisante, a vu son appréciation augmenter considérablement depuis le début de l'année. On ignore encore à ce stade quel sera l'effet à long terme d'un tel exode: est-ce pour un usage secondaire (week-end, vacances) ou pour une installation permanente? Dans tout les cas, "banlieue»A un bel avenir devant lui, et cela pourrait être plus durable que la pandémie. Avec ça en tête, BARNES New York se prépare à ouvrir une agence en Westchester, au plus près des communautés francophones de Larchmont et Mamaroneck. Bien que nous travaillions déjà sur ce projet à travers notre réseau d'agents actifs dans la région, nous mettrons à votre disposition un nouveau panel de ressources et un bureau d'ici la fin de l'année.

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