« Quartiers de New York » : À la découverte d’Hudson Heights

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons régulièrement à découvrir les différents quartiers de la ville, dans les yeux de francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, cet article est exceptionnellement écrit à la première personne du singulier parce que je vous invite personnellement à me suivre dans mon quartier : Hudson Heights. Je suis Rachel Brunet et je suis la directrice et la rédactrice en chef du Petit Journal New York. Je vous raconte ce quartier peu connu, peut-être parce qu’il est caché, tout là-haut dans Manhattan...

Un quartier familial

Je me suis installée à Hudson Heights en janvier 2019. Un quartier que je ne connaissais absolument pas et qui, au fil du temps, m’a totalement conquise. À la base, c’est le prix des loyers qui m’a poussée à partir au nord de Manhattan. Il faut bien l’avouer, un appartement de plus de 100 mètres carrés et de trois chambres pour moins de $3,000, ne laisse pas la place à une réflexion trop longue. Surtout quand le métro express est presque au pied de votre immeuble.

Station 175. « C’est loin » m’ont dit certains amis, « tout dépend où tu vas » leur ai-je rétorqué. J’ai vite réalisé qu’en moins de 40 minutes, je reliais toujours mes destinations quotidiennes. Donc, non, ce n’est pas loin. Et franchement, en 2020, c’était loin de rien...

Hudson Heights est un quartier qui s’étend de George Washington Bridge — lui-même situé au niveau de la 178e rue — jusqu’à Fort Tryon. Et de l’Hudson River jusqu’à Broadway. Un petit havre de paix enclavé dans Washington Heights, entre l’Hudson River et Fort Tryon. D’une rue à l’autre, l’anglais cède la place à l’espagnol, langue officielle de ce quartier hispanique de Washington Heights. Mais à Hudson Heights, tout change. Comme ailleurs dans la ville, ce quartier est un joyeux brassage de communautés. Ici des Américains, et beaucoup de communautés d’Europe de l’Est. Une forte communauté de confession juive aussi. Au fil de mes déambulations urbaines, je croise souvent une image qui me renvoie en France. Ici, la plupart des immeubles ont été construits dans les années 1930, et certains sont d'inspiration Art déco. Ça me rappelle Boulogne-Billancourt, juste à l’entrée du Bois. Sur Pinehurst Avenue, en face de Bennett Park, Hudson View Garden. Un complexe résidentiel. À l’intérieur, des petites allées, du gazon bien entretenu, une mare avec des gros poissons, un jardin de fleurs. La sérénité absolue. L’architecture me ramène à Trouville-sur-Mer. Les colombages sont partout.

181st Street est la rue des restaurants. Japonais, italien, thaïlandais, américain, il y a en a pour tous les goûts et les prix sont très abordables. Il y en a aussi pour tout le monde aussi puisqu’il y a le Café Bark, un café pour nos compagnons à quatre pattes... New York sera toujours New York. Sur la 181, j’ai mes petites habitudes, entre le restaurant thaïlandais Tung Thong 181 et le restaurant japonais Sushi Yu, mon coeur balance toujours. Sans parler de Le Chéile et sa superbe terrasse rose qui rappelle le Canal Saint Martin. Huit rues au nord, un autre spot de restaurants et boutiques. Là encore, j’y ai mes habitudes. Fresco’s Pizza, la meilleure de New York selon mon fils ou Kismat, le restaurant indien du quartier. Mais aussi, mon petit supermarché Ozzie’s. Et tenez-vous bien, j’y découvre sans cesse des produits français largement moins chers qu’ailleurs dans Manhattan. Confitures, pains au chocolat, baguettes, brie, ce supermarché rutilant est ma caverne d’Ali Baba.

Un peu plus haut sur la 187e rue, une boutique de vin, Vines on Pine, exceptionnelle, avec un grand choix de vins de tous les pays. La blague du propriétaire : me dire « have a good one, kid ! »

Le point le plus haut de Manhattan

Quand je pense à mon quartier, je pense « en haut » ou « en bas ». Et ce n’est pas pour rien. À Bennet Park, niché entre la 183e et 185e rue, se trouve un trésor peu connu des New-Yorkais : le point naturel le plus haut de Manhattan. 265 feet au-dessus du niveau de la mer, soit le niveau de la torche de la Statue de la Liberté. Autant dire que ça monte et que ça descend. Quelle surprise la première fois que je me suis retrouvée en bas de la longue montée d’escaliers de la 181st Street. L’espace de quelques secondes, je ne savais plus si j’étais à New York ou à Montmartre.

Bennett Park est le rendez-vous des parents et des enfants de ce quartier on ne peut plus familial, mais aussi des personnes plus âgées qui viennent grappiller un rayon de soleil au printemps ou un peu de fraîcheur l’été. Il n’est pas rare d’y voir un groupe de musiciens, des résidents du quartiers. Leurs voix se mélangent aux cris des enfants, chaque jour un peu plus nombreux. Un peu plus heureux. Pour la petite histoire, ce parc est construit sur le site de l'ancien Fort Washington où l'armée continentale a mis en déroute les troupes britanniques en 1776.

Mon plaisir dans ce quartier : emprunter Cabrini Boulevard et remonter jusqu’à Fort Tryon. Je longe ainsi Birds of Cabrini Woods Nature Sanctuary. Le bois est situé à l'angle sud-ouest de Fort Tryon. Sanctuaire naturel, c’est un lieu de prédilection pour observer les oiseaux et admirer la vue imprenable sur l’Hudson et Palissades, de l’autre côté du fleuve.

Cabrini boulevard se termine à l’entrée de Fort Tryon, une véritable forêt urbaine qui abrite The Cloisters, mais pas que ! Coyotes, ratons-laveurs, opossums, marmottes, serpents, abeilles, papillons, et des milliers d’écureuils y partagent ce territoire grand de 27 hectares, en plus de 81 espèces d'oiseaux, y compris des colibris et des faucons. À l’entrée de Fort Tryon, Heather Garden — mainte fois élu plus beau jardin de la ville — une allée envahie de fleurs et d’arbustes, 60 mètres au-dessus de l’Hudson. L’été, j’y croise souvent des colibris... Mon petit coin de paradis...

D’ici quelques semaines, je quitterai ce quartier, la vie me ramenant plus bas dans Manhattan, mais toujours près d’un parc. Je ne vous dirai pas lequel...

Parole d’experts - Hudson Heights

Marché locatif :

En Janvier 2021, le loyer moyen d'un appartement a Hudson Heights est de $1,600 pour une chambre, $2,500 pour deux chambres et $2,995 pour un appartement trois chambres.

Marché de la vente :

En décembre 2020, sur l’ensemble de Hudson Heights le prix médian de vente demandé par les vendeurs pour les biens disponibles se situait à $590,000 affichant une hausse de l’ordre de 3% sur un an avec $672/ square foot. Le prix de vente final médian enregistré est de $780,000. Cet écart s’expliquant principalement par le faible nombre de transactions en conséquence de la période Covid qui a fortement ralenti le marché en 2020 et donc réduit l’échantillon de référence.

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

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« Quartiers de New York » : À la découverte de Turtle Bay

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons régulièrement à découvrir les différents quartiers de la ville, dans les yeux de francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, nous découvrons, et nous nous promenons à Turtle Bay — un quartier situé à Midtown East, avec Lidia Del Pozo, senior business development officer, VP chez Bank of the West BNP Paribas Wealth Management. Elle nous raconte ce quartier qu’elle habite depuis plus d’un an avec sa famille.

Lidia Del Pozo dans son appartement de Turtle Bay, LePetitJournal.com

Lepetitjournal.com New York: Vous habitez le quartier de Turtle Bay. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce quartier ?

Si j’ai décidé d’habiter ici ce n’est pas pour le quartier en lui-même, mais surtout par rapport à sa situation géographique dans Manhattan. Avant de nous installer à New York, avec mon mari et ma fille, nous avons pris seulement cinq jours pour décider du quartier et de l’appartement où nous vivrions. Le quartier de Turtle Bay s’est imposé à nous par sa situation centrale dans la ville. Nous avons pensé, de cette manière, que nous serions proches de tous les centres d’intérêts de la ville. L’autre raison, qui a conforté notre choix, a été la proximité de mon lieu de travail. En effet, je travaille pour BNP Paribas Wealth Management qui se situe aussi Midtown, et donc à quelques rues seulement.

Pouvez-vous nous raconter la vie de ce quartier qui compte le siège des Nations Unies, l’ambiance ? Ce qui le fait vivre, ce qui l’anime ?

Je dirais que ce quartier n'a pas qu'une seule identité. Je ne pourrais pas dire s'il s'agit uniquement d'un quartier résidentiel ou d'un quartier de bureaux ou d'un quartier des ambassades. Turtle Bay c'est un peu tout à la fois: il y a simultanément une vie de quartier, avec ses petits commerces de proximité, ses petits bars et restaurants, ses crèches, ses aires de jeux, mais aussi un quartier de bureaux, donc très animé du lundi au vendredi, avec un beaucoup de monde dans les rues très tôt le matin et pendant les pauses déjeuner. Et dans ce paysage mixte se trouve le siège des Nations Unies et quelques ambassades qui gravitent autour de ce majestueux édifice, le plus beau de la ville, à mon avis. Evidemment, lors des Assemblées Générales, le quartier prend un nouveau visage. Le quartier est alors sous protection très stricte et devient un peu verrouillé et paralysé. Ces quelques jours ne sont pas très agréables mais pas invivables non plus. L'organisation est assez impressionnante!

Et puis c’est excitant ! Ce qui rend ce quartier extrêmement vivant et international.

Une rue de Turtle Bay, LePetitJournal.com

Vous habitez près des Nations Unies où le français y est l’une des langues de travail. Entend-on beaucoup la langue de Molière dans les rues de Turtle Bay ?

Oui, en effet, le français est une langue que l'on entend très régulièrement sur les trottoirs, entre deux collègues qui se rendent à leur bureau aux Nations Unies, que l'on peut facilement identifier dans la rue car ils portent très souvent leur badge d'accès au bâtiment autour de leur cou; ou les familles que je rencontre lorsque je vais à la cour de récréation avec ma fille, par exemple. Il y a beaucoup de francophones à Turtle Bay. Pour donner un exemple assez représentatif, à la crèche ma fille fréquente, dans sa classe, sur 10 élèves, 4 sont issus de familles francophones! Pouvoir parler français est bien sûr très pratique, surtout au début, et toujours un bon moyen de créer de nouvelles relations très rapidement, même si cela me fait moins pratiquer mon anglais.

Vos endroits préférés, vos bonnes adresses ou peut-être même vos habitudes ?

L'un de mes endroits préférés dans mon quartier est probablement le Grand Central Market, qui se situe dans l’enceinte même de la gare de Grand Central. C’est une seule allée où l’on trouve une succession de petits commerçants qui proposent des produits frais et de bonne qualité. Malgré le fait qu’il soit indoor, l’ambiance est proche de celle d’un marché traditionnel et les commerçants y sont charmants. Ce que j’apprécie avant tout dans ce quartier, c’est le fait qu’il soit au bord de l’East River. J’ai la chance d’avoir une jolie vue sur la rivière depuis mon appartement et de pouvoir assister à des levers de soleil vraiment très beaux. De simples promenades au bord de la rivière sont vraiment très agréables et un peu dépaysantes.

Est-ce que c’est un quartier que vous conseillez à ceux qui veulent acheter ou louer ?

Je ne suis pas experte du marché de l’immobilier, en revanche ce que je peux dire intuitivement pour ce qui est de la location, oui c’est un quartier que je recommande, car il fait bon vivre et comme je l’ai déjà évoqué, c’est quartier idéalement situé à Manhattan pour découvrir la ville.. Parmi les autres raisons, la proximité avec la rivière, le côté sécuritaire de par la présence du quartier général des Nations Unies et enfin, le côté très cosmopolite. Pour ce qui est de l’achat d’un bien, j’évoquerais les mêmes motivations avec en plus le fait que c’est un quartier assez prisé par les expatriés travaillant aux Nations Unies, donc avec une certaine demande sur le marché.

Si vous deviez décrire Turtle Bay en trois mots? 

Si je devais décrire Turtle Bay en trois mots, je dirais que c'est un quartier animé, un quartier très cosmopolite et donc propice aux rencontres et un quartier aux multiples facettes où se mêlent vie personnelle et professionnelle.

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Vue aérienne des toits de Manhattan au coucher du soleil, New York City

Paroles d'Experts - Turtle Bay

Marché locatif :

En Mars 2021, le loyer médian d’un appartement à Turtle Bay était de $2,200 pour un studio (-40% sur un an), $3,200 pour une chambre (flat) $4,000 pour deux chambres (-20%) et $6,200 pour trois chambres (+24%).

Marché de la vente :

À la fin du 4e trimestre 2020, sur l’ensemble de Turtle Bay, le prix médian de vente demandé par les vendeurs se situait à $950k (quand la moyenne de Manhattan est à $1M) affichant une augmentation significative de l’ordre de 20% sur un an avec $1,207 / square foot et une soixantaine de transactions sur le trimestre.

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

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«Quartiers de New York» : À la découverte de l'Upper East Side

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons régulièrement à découvrir les différents quartiers de la ville dans les yeux de francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, nous découvrons et nous promenons dans l’ l'Upper East Side, avec JC Agid, fondateur de 37EAST, une agence de conseil media et développement aux États-Unis, au Mexique et en France.

Rachel Brunet pour Le Petit Journal New York : Vous habitez le quartier de l’Upper East Side. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce quartier ?

JC Agid : Le hasard, bien sûr, un jour de septembre il y a des années de cela. Premier séjour à New York, décidé en moins de 48 heures, une semaine à combler entre la fin des études et un emploi à Bry-sur-Marne. J’attends sur le trottoir d’une rue de l’Upper East Side, non loin de Central Park, l’arrivée d’une famille qu’une amie parisienne m’avait présentée par téléphone pour m’héberger deux ou trois nuits. Je suis revenu deux ans plus tard à New York et à l’exception d’une année passée sur la 113ème rue dans le quartier de Columbia University et d’une autre en haut d’une tour sans âme au croisement de Central Park North et de Central Park West, j’ai finalement toujours vécu dans l’Upper East Side.

Mais j’ai changé d’étage, d’horizons aussi. Après avoir longtemps habité dans un appartement d’une de ces petites maisons qui bordent des rues paisibles à l’ouest de l’Upper East, paradis des souris et des douches brûlantes ou glacées, je me suis installé au dernier étage d’un immense immeuble près de l’East River. Devant moi, une vue ambitieuse, gigantesque même, avec le Carlyle, la cime des arbres de Central Park, Columbus Circle, Times Square et le New Jersey en spectacle permanent.

Pouvez-vous nous raconter la vie de ce quartier qui compte le siège des Nations Unies, l’ambiance ? Ce qui le fait vivre, ce qui l’anime ?

L’ambiance ? Celle d’un quartier sans touristes, d’une ville rangée, presque monotone. On vit dans Yorkville, mais on ne le visite pas. Il y a bien çà et là des petites boutiques, des visages que l’on croise chaque jour, des histoires que l’on partage. Mais nous sommes loin du charme des quartiers de Carnegie Hill ou de Morningside Heights. Il existe dans Yorkville un calme étrange et familial que rythment les écoles alentours.

Vous habitez près du Lycée Français. Entend-on beaucoup la langue de Molière dans l’UES ?

Comme partout à New York, on entend toutes sortes de langues, et parfois de l’anglais. Beaucoup de familles françaises vivent à proximité du LFNY et les élèves du Lycée apportent à ce quartier une sonorité toute particulière. Ce n’est pas un quartier où l’on se fait voir, au contraire, on aurait presque tendance à s’y cacher.

Vos endroits préférés, vos bonnes adresses ou peut-être même vos habitudes ?

Photo d'un croissant chaud assis sur un magazine noir et blanc avec un café crémeux, à une table de café.

Les Frenchies, 75ème rue, entre York Ave et FDR, la porte à côté du LFNY, pour les croissants, les meilleurs de la ville avec ceux d’une autre boulangerie sur la 78ème rue. Mais en plus des croissants et des pains au chocolat, des quiches et des éclairs au café, j’y retrouve la patronne Michèle Saint Laurent et sa partenaire, Aksana Ivaniuk. Tous mes amis y passent avec leurs enfants à toute heure de la journée. Plus qu’une boulangerie avec sa terrasse, les Frenchies est devenue la petite épicerie française du quartier. Il y règne toujours une ambiance souriante, familiale et heureuse. Les Frenchies sont le cœur de mon village discret. Cela n’a pas de prix. La meilleure adresse du quartier.

Il y avait l’autre café aussi, aux allures américaines celui-ci, Beanocchio’s, victime économique de la Covid19, fermé, définitivement. J’aimais son atmosphère de province.

Sur la 76ème rue, presqu’au coin de la 1ère avenue, Jones Wood Foundry pour un long verre au bar et y refaire le monde entre amis.

Un peu plus loin, Mission Ceviche sur la seconde avenue et la 72ème rue, sans doute un des meilleurs restaurants du coin. Juste à côte, La Esquina et ses tacos dont l’ambiance me projette dans les rues de Coyoacan à Mexico City, le village de Frida Kahlo et de Diego Rivera.

Image de l'intérieur d'une librairie traditionnelle avec des murs recouverts de livres d'occasion colorés, et une table devant remplie de livres également.

J’aime aussi ce minuscule—et c’est déjà un grand mot—marché du samedi matin sur la 82ème rue entre York et la 1ère avenue, à condition d’être particulièrement patient en ces temps de distanciation sociale. À quelques mètres, sur York Avenue, je m’arrête souvent chez le boucher Ottomanelli grâce à qui j’ai pu en plein confinement cuisiner des paupiettes de veau ; un peu plus haut sur York, je vais parfois chez Dorian’s pour les plaisirs de la mer et des portefeuilles troués, et en face, surtout, on trouve Logos Bookstore, une librairie à l’ancienne—de la résistance même—où l’odeur du livre et du bois domine, l’endroit parfait pour flâner ou chercher un cadeau que le propriétaire emballera pour vous, chose rare à New York.

Vers la 3ème avenue et 76ème rue, un autre boucher fait face à Sables, l’adresse idéale si on aime les brunchs au saumon fumé et aux bagels. Pour les fans de Sushi, ceux de Sushi of Gary sur la 78ème entre York et First Avenue sont réputés d’être parmi les meilleurs de la ville. Sotheby’s enfin sur la 72ème et York Avenue donne un peu d’importance et de vanité à ces rues écartées de la ville.

Est-ce que c’est un quartier que vous conseillez à ceux qui veulent acheter ou louer ?

À chacun de voir en fonction du New York recherché… En ce qui me concerne, mon ambiance exclusive est cette vue exceptionnelle, à l’aube lorsque le soleil se reflète dans les vitres de Manhattan, en fin de journée bien sûr, et la nuit, lorsque la ville en vain cherche le sommeil.

Chaque block a son style et juste au-dessus de la 79ème se dresse East End Avenue, une destination bourgeoise pour les célébrités qui cherchent la discrétion.

Le Q train, la récente ligne de métro sur la Seconde Avenue, rapproche ce quartier, parfois considéré comme le début d’une banlieue, au reste de Manhattan. Union Square est à moins de 30 minutes et Carnegie Hall à 20 minutes.
 

Si vous deviez décrire l’Upper East Side en trois mots ?

Chic et peu modeste du côté de Central Park. Discret et ambitieux le long de l’East River.

Vue de l'Upper East Side d'en haut, avec une partie de Central Park sur la gauche, et l'horizon nord de New York.

Paroles d'Experts - Upper East Side

Marché locatif :

En Janvier 2021, le loyer median d’un appartement dans l’Upper East Side était de $1,900 pour un studio (-16% sur un an), $2,404 pour une chambre (-11%), $3,300 pour deux chambres (-2%) et $6,000 pour trois chambres (-4%).

Marché de la vente :

En décembre 2020, sur l’ensemble de l’Upper East Side, le prix médian de vente demandé par les vendeurs se situait à $1,4M affichant une baisse de l’ordre de 2% sur un an avec $1,300 / square foot. Le prix de vente enregistré est en revanche de $1,1M compte tenu des négociations liees au Covid dans un contexte incertain. À noter que les condos ont davantage résisté avec un prix demandé médian de $1,7M pour un prix de vente réel de $1,622,000.

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

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« Quartiers de New York » : À la découverte du Lower East Side

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

BARNES New York vous invite dans sa série « Quartiers de New York » à régulièrement découvrir les différents quartiers de la ville, dans les yeux de francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, nous découvrons, et nous nous promenons dans le Lower East Side, le LES, avec Ingrid Jean-Baptiste, co-fondatrice du Festival du film de Chelsea, dont la 8e édition se déroulera du 15 au 18 octobre prochain.

Hier quartier d’immigrants, de pauvres, de clochards et de junkies. Aujourd’hui, quartier chic, où l’on fait la fête, peut-être un peu moins en cette ère de Covid. Le temps a façonné le visage du Lower East Side. Dans l’histoire de New York, le Lower East Side est le « Gateway of America ». C’est par ce quartier que transitaient les immigrants. Dans ces rues étroites ont échoué toutes les vagues de migrants fuyant leurs pays. D’ailleurs, le Tenement Museum, emblème du quartier, est une véritable plongée dans la vie de ces familles qui mettaient leur dernier espoir dans un nouveau monde. Dans ce quartier en constante évolution, les cultures se superposent et se mêlent. Son coeur bat entre Allen à l’Ouest et Essex à l’Est, East Houston au Nord et Canal au Sud.

Le Petit Journal New York : Vous habitez le quartier du Lower East Side. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce quartier ?

Ingrid Jean-Baptiste : En arrivant à New York en 2010, je me suis installée à Chelsea, que j’aime beaucoup. Depuis quelques années, je réside dans le Lower East Side, qui a une histoire très particulière. C’est dans ce quartier qu’ont immigré des milliers de personnes en provenance d’Europe : Irelande, Allemagne, Grèce, Russie, Slovaquie, Roumanie Hongrie… à la fin du 19e siècle, début 20e. Il y a une vraie vie de quartier, comme on peut retrouver à Paris ou dans d’autres villes européennes, ce qui est appréciable. J’ai très vite été séduite par l’architecture et les immeubles à taille humaine (rires).

Pouvez-vous nous raconter la vie de ce quartier qui compte le siège des Nations Unies, l’ambiance ? Ce qui le fait vivre, ce qui l’anime ?

Le LES, comme on l’appelle ici est très agréable en semaine, car il y a très peu de circulation. Il y a de nombreuses galeries d’art, des restaurants atypiques. C’est encore un des seuls quartiers de Manhattan, qui soit resté authentique avec très peu de grandes enseignes de magasins, ce qui devient de plus en plus rare à New York. Ce qui le rend vivant est le brassage des cultures, qui est beaucoup plus présent dans le Sud de Manhattan.

Quelle est la population dans le Lower East Side ?

La population du LES est composée de différentes origines chinoises, portoricaines, dominicaines, juives, italiennes, dû aux nombreuses vagues d’immigration, ce qui rend le quartier très sympatique. Le quartier est devenu, au fil des années, très branché, avec ses galeries d’art, ses petites boutiques, ses restaurants et ses bars.

Vos endroits préférés, vos bonnes adresses ?

Mel Bakery, Essex Market, Ludlow House, Whipped Urban Dessert Lab, Bario Chino, Caffe Vita, Petisco Vegano

Est-ce que c’est un quartier que vous conseillez à ceux qui veulent acheter ou louer ?

Oui, certainement les deux options.

Si vous deviez décrire le Lower East Side en 3 mots ?

Authentique, Vibrant, Artistique.

DISCUSSION D'EXPERTS - Lower East Side

MARCHÉ LOCATIF:

En Aout 2020, dans les immeubles disposant d’un doorman, le studio a trouvé en moyenne preneur à $2,900 mensuel, le 1 bedroom à $3,800, le 2 bedrooms à $5,450. Sans doorman, les loyers sont alors respectivement de $2,350 (studio), $2,500 (1 bedroom) et $3,100 (2 bedroom).

MARCHÉ DE LA VENTE:

Au 2e trimestre 2020, les effets du Covid 19 se sont ressentis fortement sur ce quartier puisque le nombre de transactions a chuté de plus de 65% pour tomber à une trentaine. Les indicateurs sont donc à prendre avec beaucoup de prudence. Ces derniers indiquent tout de même un prix médian de $1,728 / sqft (-11%sur un an), un prix médian de transaction à $1M 9-20%), légèrement au-dessus du prix médian de l’ensemble de Manhattan ($989k, soit -25%)

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

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« Quartiers de New York » : À la découverte d’Harlem

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons, régulièrement, à visiter les différents quartiers de la ville dans les yeux des francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, nous découvrons Harlem, quartier historique au North Manhattan, avec Sophie Thuault-RestituitoChief of Staff au Herbert et Florence Irving Institute for Cancer Dynamics de Columbia University. Tropézienne d’origine, installée à New York depuis 2004, elle vit depuis 8 ans à West Harlem avec son mari et leurs deux enfants.

Vous habitez le quartier d'Harlem. Qu'est-ce qui vous a séduit dans ce quartier ?

J'ai été séduite par plusieurs choses. Tout d'abord la diversité. On y trouve un mélange d'Afro-Américains, d'Africains francophones et d’Européens et tout le monde cohabite. C'est également très familial et très communautaire. Il nous arrive fréquemment de rencontrer quelqu'un que l'on connaît sur le retour de l'école. C'est aussi très calme et vert, proche de Morningside Park ou de Central Park. Il y aussi plusieurs autres parcs dans Harlem comme Saint Nicolas Park, Jackie Robinson Park ou Marcus Garvey Park. La circulation est moins dense qu'au niveau de midtown et on peut facilement se promener à vélo. Le "commute" est facile avec plusieurs lignes de métro et de bus.

Pouvez-vous nous raconter la vie de ce quartier, l'ambiance ?

C'est un quartier très animé. Des gens de différentes cultures et milieux sociaux se côtoient. Le quartier regorge de petits restos, de cafés, de supermarchés. On y trouve aussi plusieurs générations : des jeunes femmes Afro-Américaines qui sortent dans les bars en groupes, des familles qui font des barbecues ou des pique-niques dans Morningside Park, des ados qui se retrouvent dans le parc.


Qu'est-ce qui le fait vivre, qu'est-ce qui l'anime ?

Les gens qui vont dans les restaurants, les cafés et les bars, mais aussi les enfants qui vont aux playgrounds dans le parc ou encore les gens qui font leur footing ou promènent leur chien.

Vous êtes maman. Comment est la vie avec des enfants à Harlem ?

C'est très facile parce qu'on trouve beaucoup de choses à proximité et le quartier est suffisamment sûr pour que les enfants soient indépendants rapidement. Mes enfants vont seuls à Morningside Park ou Central Park retrouver leurs copains et vont aussi seuls à l'école. Un de mes enfants va dans une école bilingue de l'Upper West Side et fait les trajets avec une de ses copines en métro. Il y a beaucoup de familles qui font le même trajet, donc ils se retrouvent avec les autres enfants et marchent ensemble. Ma fille aînée va dans un lycée d’East Harlem. Elle fait aussi les trajets avec des copains en bus. Il y a aussi plusieurs crèches dans le quartier.

Mes deux enfants prennent tous les deux des cours de taekwondo à West Side Taekwondo, qui est a un bloc de chez nous où ils retrouvent, de nouveau, les enfants du quartier. Ma fille joue dans un club de football, West Side Soccer League, et elle va à ses entraînements la plupart du temps seule dans l'Upper West Side.

On se déplace souvent à pied, trottinette ou vélo. Les transports en commun sont aussi très pratiques. On a plusieurs lignes de métro et de bus. Et personnellement, j'adore la proximité avec mon travail et mon trajet de 10 minutes à pied, puisque je travaille au Campus de Morningside de Columbia.

Est-ce que c'est un quartier familial ?

C'est un quartier très familial et très communautaire. C'est ce que j'adore. ! Tout le monde s'entraide. On sympathise avec des nouvelles familles dans le parc. On retrouve d'autres familles de l'école bilingue pour un pique-nique ou une playdate dans le parc.

Pouvez vous nous faire découvrir ce quartier avec vos mots ?

Des brownstones ou petits immeubles bas, des petits commerces locaux, des restaurants et cafés, une diversité culturelle et économique, des parcs remplis d'enfants.

Est-ce que vous retrouvez un petit côté Européen à ce quartier de par les habitants, les boutiques, les écoles ?

Oui, beaucoup de familles du quartier vont à l'école bilingue de PS 84, ou Lafayette Academy, dans l'Upper West Side. Ou encore à NYFACS. Il y a aussi plusieurs restaurants italiens et un très très bon Café Caféine qui propose des croissants et pains au chocolat dignes de ceux que l’on trouve en France. Il y a énormément de petits commerces locaux...

Vos endroits préférés à Harlem ?

Il y en a tellement ! Plusieurs restaurants tels que Lido et Vinateria, deux restaurants italiens, Row House, plutôt américain, Maison Harlem, où on peut manger du couscous ! Sylvana, cuisine du Moyen-Orient, qui accueille aussi des concerts le soir. Melba, pour la soul cuisine, Harlem Burger, Cantina Taqueria pour ses tacos et margaritas, le café Caféine avec un très bon capuccino et ses fameux croissants et pains au chocolat, Levain Bakery, avec ses cookies réputés, Les Ambassades, pâtisserie franco-africaine, Bagel O pour ses bagels faits sous nos yeux, la Winery, sur la 116e rue qui a une sélection de vins à très bon prix, les delis, Amrita, sur la 110e rue et Central Park West, une petite brasserie très cozy, super bonne et pas chère, le loueur de vélo juste à côté, le hardware store sur Frederick Douglass Boulevard. Il y a également des restaurants très sympas un peu plus loin dans Central Harlem comme Harlem Shake, Barawine, Sottocasa... Et tous les nouveaux endroits qui continuent d'ouvrir !

Est-ce que c’est un quartier que vous conseillez à ceux qui veulent acheter ou louer ?

Oui ! Nous y vivons depuis 8 ans et la pandémie ne nous a pas délogé ! On reste !

Si vous deviez décrire Harlem en 3 mots?

Diversité, communauté et parc.

Parole d’experts - Harlem

MARCHÉ LOCATIF:

Il est souvent moins cher de louer son appartement à Harlem que plus au Sud de Manhattan. En moyenne, il faut compter $2900 (ou $2,300 sans doorman), soit une baisse de l’ordre de 5% sur un an. Dans les immeubles disposant d’un doorman, le studio trouve en moyenne preneur à $2,450 mensuel, le 1 bedroom à $2,950 ($4,000 moyenne Manhattan), le 2 Bedroom à $3,950 (contre $5,800 en moyenne à Manhattan)

MARCHÉ DE LA VENTE:

Au 2e trimestre 2020, le prix médian de vente se situait à $685,000 en baisse de 25% par rapport à l’année dernière, effet Covid oblige. Il y a eu un total de 66 transactions, soit une baisse de plus de 50% par rapport au deuxième trimestre de l'année dernière. Le prix médian par pied carré était de $828, ce qui reste malgré tout une valeur proche de celle de 2019. Fin Juin 2020, pour rappel, le prix de vente médian à Manhattan était de $989,000.

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

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Opportunités immobilières à New York après la pandémie

Si la pandémie de Covid-19 ne semble pas ralentir, ni reprendre comme une seconde vague selon les lieux, il y a de nombreuses leçons à tirer, près de six mois après le début des premières mesures de confinement.

D'un point de vue global, l'immobilier s'est réaffirmé comme un refuge sûr à un moment où l'activité économique se contracte et les marchés boursiers fluctuent nerveusement, à la fois comme source et comme conséquence d'une instabilité notoire.

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En ce qui concerne l'immobilier new-yorkais, il est intéressant de noter, une fois de plus, la très forte résilience de ce marché, qui n'a eu jusqu'ici qu'un impact limité. Bien qu'historiquement, il n'y ait eu pratiquement aucune marge de négociation, en 2019 et début 2020, nous avons vu les premiers signes d'un «marché acheteur«, C'est-à-dire qu'il était (enfin) possible de négocier un peu sur les prix demandés, à un taux de quelques pour cent selon le quartier et le bien. Depuis le deuxième trimestre, cette tendance s'est quelque peu accentuée alors que la demande s'est contractée à la suite des mesures de confinement et des restrictions sur les voyages internationaux. Le fait que dans le même temps l'inventaire a également été réduit d'environ 30% (certaines personnes ont profité de la situation pour retirer leurs marchandises du marché en prévision de jours meilleurs) a tempéré l'augmentation de cette marge de négociation; nous assistons actuellement à des réductions de prix d'environ 5% à 10% dans le premier.

En revanche, c'est un secteur particulièrement touché par les effets de la pandémie, et notamment par les restrictions aux déplacements (notamment à l'international). Ceux-ci sont nouveaux programmes qui sont principalement ciblés par des acheteurs qui ne résident pas à New York et / ou des investisseurs locatifs. De plus, ces nouveaux programmes ont des contraintes de planification et de financement beaucoup plus impactantes qu'un propriétaire individuel, et ils doivent «vendre leur inventaire» le plus rapidement possible afin d'honorer les engagements pris envers les différentes parties prenantes, y compris le financement et la réglementation.

C'est sur la base de ce constat et des récentes négociations menées par BARNES New York avec divers promoteurs, qui ont révélé des remises commerciales sans précédent, que nous recommandons désormais aux investisseurs avisés de se pencher de près sur ce secteur immobilier. Bien que cela varie selon le projet, l'inventaire et le quartier, nous sommes relativement convaincus que nous atteindrons des objectifs de négociation qui vont même au-delà du 15%. Dans certains endroits, nos clients ont même eu la chance de dépasser la remise cumulée de 25% (prix et frais de clôture concessions). Si le marché immobilier new-yorkais a historiquement, et à maintes reprises, démontré sa forte résilience et sa capacité à absorber divers chocs économiques, les remises exceptionnelles actuellement accordées (jusqu'à la normalisation de la situation sanitaire et économique dans le monde) devraient se traduire par autant de gains en valeur à court et moyen terme.

N'hésitez pas à nous contacter dès maintenant afin que nous puissions vous présenter les options les plus pertinentes aujourd'hui; ainsi que pour vous pré-inscrire au prochain webinaire que nous organiserons sur ce sujet dans les semaines à venir.

S'inscrire pour le prochain webinaire - Nouveaux développements

Last but not least, qui concerne principalement les résidents plus que les investisseurs (bien que), les mesures de confinement et les risques encourus dans les zones à forte densité ont favorisé une croissance significative du marché de l'immobilier résidentiel en proche banlieue. Toute propriété située à moins d'une heure de route de Manhattan, dans une zone de faible densité, avec un parc de maisons individuelles et une offre scolaire satisfaisante, a vu son appréciation augmenter considérablement depuis le début de l'année. On ignore encore à ce stade quel sera l'effet à long terme d'un tel exode: est-ce pour un usage secondaire (week-end, vacances) ou pour une installation permanente? Dans tout les cas, "banlieue»A un bel avenir devant lui, et cela pourrait être plus durable que la pandémie. Avec ça en tête, BARNES New York se prépare à ouvrir une agence en Westchester, au plus près des communautés francophones de Larchmont et Mamaroneck. Bien que nous travaillions déjà sur ce projet à travers notre réseau d'agents actifs dans la région, nous mettrons à votre disposition un nouveau panel de ressources et un bureau d'ici la fin de l'année.

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«Quartiers de New York» : À la découverte de TriBeCa

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons, régulièrement, à visiter les différents quartiers de la ville dans les yeux des francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, nous découvrons TriBeCaTRIangle BElow CAnal Street en compagnie de Séverine Cohen. Co-fondatrice du site « Frenchy Moms » et du groupe Facebook « Les Parents de New York et du New Jersey », elle nous raconte son quartier de TriBeCa, à l’orée de deux autres quartiers, Battery Park et Financial District.

Vous habitez TriBeCa. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce quartier ?

Nous avons quitté Paris avec nos deux enfants, en bas âge à l’époque, il y a presque 8 ans. Après plusieurs voyages et de grandes balades d’exploration dans New York, je me suis retrouvée par hasard dans le sud de Manhattan et j’ai découvert ce quartier. J’ai tout de suite eu un gros coup de foudre pour TriBeCa. Je suis Parisienne, j’avais envie de vivre dans un quartier à échelle humaine avec de petites rues, de petits commerces, des espaces verts et une vraie communauté, j’ai trouvé mon bonheur à TriBeCa.

Vous habitez TriBeCa, mais vous avez le sentiment d’habiter trois quartiers différents. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi, quand on vit à TriBeCa, on vit aussi à Battery Park et dans le Financial District ?

Bizarrement, mon immeuble a trois différentes entrées et trois différentes adresses : TriBeCa, Financial District et Battery Park. Mes déplacements se font chaque jour dans les trois quartiers. Ma grande fille va à l’école dans le Financial District, mon autre fille à l’école à TriBeCa et nous finissons nos journées à Battery Park pour des play dates. Il est très simple de se déplacer d’un quartier à l’autre en marchant, et parfois même, nous ne faisons pas la différence entre les trois quartiers. Habiter TriBeCa, pour moi, c’est habiter trois quartiers à la fois.

Comment est la vie de ce quartier, son ambiance ? Qu’est-ce qui le fait vivre, qu’est-ce qui l’anime ?

TriBeCa est comme un petit village rempli de familles avec des enfants de tous âges , nous nous connaissons tous : le coiffeur, le marchand de glaces , le deli du coin, les familles… J’aime pouvoir dire bonjour aux gens que je connais et que je croise dans la rue comme en Europe.

Vous êtes une maman. Comment est la vie avec des enfants et en famille à TriBeCA ? Y a-t-il beaucoup de familles ?

Il y a énormément de familles avec de grands, de petits enfants, des poussettes… On aime appeler TriBeCa le « diaper district ». Il y a des familles du monde entier. Il n’y a pas d’écoles françaises mais dans l’école publique américaine de ma plus jeune fille, il y a un programme « after school » en français. Pour les familles , il y a un choix énorme d’activités pour enfants, des jardins, des cours de danse, de musique, de natation, et même un centre où les familles peuvent se retrouver.

Vous êtes la co-fondatrice du groupe « Les parents de New York et du New Jersey » ainsi que la fondatrice du site « French Mums ». Quelles sont vos adresses de maman dans votre quartier ? Et vos adresses de femme ?

Je suis la co-fondatrice du groupe les « Frenchy Parents de New York et du New Jersey » avec Capucine de Marliave, une maman qui habite à Battery Park et que j’ai rencontrée il y a quelques années en faisant du shopping avec les enfants chez J.Crew. Pour vous dire la convivialité de ce quartier ! Nous avons créé ce Groupe Facebook pour échanger entre familles francophones à New York et dans le New Jersey ainsi qu’un site Internet avec toutes nos adresses en famille, en français et en anglais.

Mes adresses favorites dans le quartier : Bonjour Kiwi pour les plus jeunes avec de supers activités en français. Le Districtle supermarché avec des produits français pour déguster une pâtisserie au bord de l’eau. La boutique Ever After pour habiller les enfants. J’adore passer du temps chez Target juste en bas de chez moi et Century 21 pour y faire de bonnes affaires. J’aime aussi me détendre le temps d’un spa chez Air Ancien Bath.

Dépeignez-nous l’endroit où vous habitez, ce qui vous a séduit, ce que vous aimez dans votre appartement ?

Comme je l’ai dit, mon building a trois adresses. C’est un très grand building mais bizarrement nous nous connaissons presque tous. J’aime la vue sur l’Hudson River, ça me donne l’impression de ne pas vivre dans une grande ville et de faire une pause.

En tant que Française, trouvez-vous un petit côté européen à ce quartier de par les habitants, les boutiques, les écoles ?

Ce que j’aime à TriBeCa est que tout est à taille humaine : boutiques, écoles, commerces. Certes, mon building est grand mais autour de moi, il y a beaucoup de petits immeubles en briques rouges et de petites maisons de ville. Les écoles font aussi très européennes avec des cours de récréation comme en France. J’adore parler avec les habitants de mon quartier : tous ont un accent comme moi et une histoire à raconter.

Vos endroits préférés à TriBeCa ?

L’été , j’aime me promener au bord de l’eau à Battery Park, faire du vélo avec les enfants. Aller chercher de la nourriture à la Food Court de Brookfield Place et me poser sur les pelouses de Battery Park. L’hiver, j’aime aller manger un brunch en famille en écoutant du jazz au Roxy Hotel. J’aime aussi me promener dans le mall Westfield pendant les fêtes, les décorations y sont magiques.

Est-ce que c’est un quartier que vous conseillez à ceux qui veulent acheter ou louer ?

Si vous pouvez acheter ou louer foncez ! TriBeCa est un quartier super attachant, j’y ai trouvé une vraie petite famille.

Comment avez-vous géré la quarantaine dans votre quartier ? Est-ce qu’être au bord de l’eau et dans un quartier aéré apporte un sentiment de sécurité quand on est en pleine crise sanitaire ?

Je me suis toujours sentie en sécurité à TriBeCa. Les gens sont très responsables, et tous portent un masque dans l’immeuble. Je me suis baladée du côté de Battery Park pour prendre un peu l’air, les gens étaient, et sont encore, très respectueux des distances, du port du masque et des gestes barrières.

Le quartier de TriBeCa a beaucoup souffert après le 11 septembre mais il s’est relevé. À côté des piscines du 11 septembre, j’adore regarder l’Oculus Calatrava qui représente un oiseau en plein envol. Je suis sûre qu’après le Covid, ce quartier se relèvera aussi bien qu’après le 11 septembre. New York is strong !

Pour conclure, si vous deviez décrire TriBeCa en trois mots ?

Village, famille, calme !

Parole d’experts - TriBeCa

Marché locatif: Avec un loyer mensuel moyen de $5,607 TriBeCa se loue beaucoup plus cher que la moyenne de Manhattan ($4,208 / mois). Le loyer de TriBeCa est 33% plus élevé que la moyenne de Manhattan. En juin 2020, le loyer moyen d’un appartement à Tribeca était de $3,618 pour un studio, $4,714 pour une chambre, $6,976 pour deux chambres et $9,397 pour trois chambres. Le loyer des appartements à TriBeCa a diminué de -3,0% au cours de la dernière année.

Marché de vente: Au 1er trimestre 2020, le prix médian de vente se situait à $3,337,000, en baisse de 25% par rapport à l’année dernière. Il y a eu un total de 59 transactions, soit une baisse de 13% par rapport au premier trimestre de l’année dernière. Le prix médian par pied carré était de $1,716, une variation de -13% en glissement annuel. Au premier trimestre, le prix de vente médian à Manhattan était de $1,060,000. TriBeCa fait partie des quartiers les plus recherchés de New York.

Parole d’experts - Battery Park

Marché locatif: Avec un loyer mensuel moyen de $5,605 Battery Park se loue beaucoup plus cher que la moyenne de Manhattan ($4,208 / mois). Le loyer de Battery Park est 33% plus élevé que la moyenne de Manhattan. En juin 2020, le loyer moyen d’un appartement à Battery Park était de $2,681 pour un studio, $3,585 pour une chambre, $5,574 pour deux chambres et $8,264 pour trois chambres. Le loyer des appartements à Battery Park a diminué de -6,1% au cours de la dernière année.

Marché de vente: Au 1er trimestre 2020, le prix médian de vente se situait à $960,000 en baisse de 29% sur douze mois. Au total, 25 maisons ont été vendues, ce qui ne représente qu’une différence de -3% d’une année à l’autre. Le prix médian par pied carré au premier trimestre était de $1,254, une variation de -15% en glissement annuel. À Manhattan, le prix de vente médian était de $1,060,000 sur la même période.

Parole d’experts - Financial District

Marché locatif: Avec un loyer mensuel moyen de $4,142 Financial district se loue moins cher que la moyenne de Manhattan ($4,208 / mois). Le loyer du Financial District est inférieur de 2% à la moyenne de Manhattan.En juin 2020, le loyer moyen d’un appartement dans le quartier financier était de $3,061 pour un studio, $3,878 pour une chambre, $5,516 pour deux chambres et $8,068 pour trois chambres. Le loyer des appartements dans le quartier financier a diminué de -2,8% au cours de la dernière année.

Marché de vente: Au 1er trimestre 2020, le prix médian de vente se situait à $999,000, une variation de -2% d’une année à l’autre. Au total, 69 propriétés ont changé de mains, en hausse de 15% par rapport au même mois l’an dernier. Au premier trimestre, le prix médian par pied carré était de $1,103, une variation de -4% en glissement annuel. Le prix de vente médian des maisons à Manhattan était de $1M.

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

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« Quartiers de New York » : À la découverte de l’Upper West Side

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons régulièrement à découvrir les différents quartiers de la ville dans les yeux de francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, nous découvrons et nous promenons dans l’ l'Upper West Side en compagnie de la sculpteure Gaelle Hintzy-Marcel qui y vit depuis quatre ans avec son mari, Laurent, et leurs trois enfants.

Vous habitez l’Upper West Side depuis quatre ans. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce quartier ?

Clairement, ce qui nous a séduit au départ, c’est la proximité avec Central Park avant tout, mais aussi avec Riverside Park. C’est aussi pour être proches des écoles de nos enfants que nous avons choisi ce quartier ; et pas trop loin en métro de Colombus Circle où je travaille, et de Chelsea, où mon mari travaille.

Pouvez-vous nous raconter la vie de ce quartier qui compte le siège des Nations Unies, l’ambiance ? Ce qui le fait vivre, ce qui l’anime ?

Pour nous, l’Upper West Side est avant tout un quartier vert et calme. La circulation y est moins intense qu’ailleurs, et il est rare, hormis quand nous sommes sur Broadway, d’entendre des sirènes ! Nous donnons sur une coulée verte entre deux rues, et c’est le concert des oiseaux qui nous réveille le matin.

L’Upper West Side est animé avec une multitude de restaurants familiaux, décontractés, un peu branchés parfois. Une multitude de bars et de cafés aussi. Les gens déambulent le soir principalement sur Amsterdam et Colombus Avenue pour sortir, s’installent sur les terrasses en été. Les trottoirs sont larges et la circulation y est rarement dense, l’ambiance y est décontractée. On y trouve tous les styles de commerces du deli en passant par Trader Joe’s, Whole Foods Market, Grestedes, d’Agostino ou Fairway. Il y a peu de commerces de vêtements, pour les trouver, il faut aller au sud du Musée d’Histoire Naturelle ou sur Broadway.

Il y a une vraie ambiance de quartier, chaleureuse, entre le fleuriste qui sert aussi des cafés – Plantshed – le café qui sert des macarons – Macarons Parlor – et le centre de yoga Upper West Side Yoga And Wellness qui a créé une véritable communauté de gens très variés et positifs dans le quartier.

Vous êtes une maman. Comment est la vie avec des enfants et en famille dans l’Upper West Side ? Y a-t-il beaucoup de familles ?

La vie y est très agréable avec les enfants. La proximité avec les espaces verts, le calme mais aussi la sécurité. Même jeunes, les enfants vont à l’école seuls. Le quartier est régulièrement quadrillé aux alentours des écoles par les associations de parents d’élèves pour s’assurer de la sécurité à la sortie des écoles. Il y a rarement des soucis.

Les restaurants sont kids friendly , il y a même un magasin de jouets éducatifs – West Side Kids sur Amsterdam au niveau de la 84e rue – . Beaucoup d’écoles aussi, publiques et privées, il y a deux écoles publiques bilingues francais-anglais. L’école élémentaire PS84 et la Middle School Lafayette Academy. Du coup, beaucoup de familles françaises se sont installées dans le quartier. Pour les enfants, la proximité avec les musées d’Histoire Naturelle et New York Historical Society sont un must.

Pour les activités extra-scolaires, en plus de celles proposées par les écoles, il y a deux clubs de foot réputés, la fameuse West Side Soccer League, très familiale qui propose des tournois gérés par des parents sur la base du volontariat, mais aussi le réputé Manhattan Soccer Club avec des départs de bus pour les entrainements juste devant le magasin de foot Upper 90 sur Amsterdam. Il y a aussi de nombreuses possibilités de tennis outdoor dans Central Park et à Riverside Park, avec des abonnements adultes et enfants qui sont vraiment accessibles.

Vous êtes une artiste. Pouvez vous nous faire découvrir ce quartier avec vos mots ? Est-ce que c’est un quartier qui vous inspire ?

En réalité, j’aime le calme, les oiseaux, la verdure et la vie de quartier. J’adore faire le tour du Reservoir dans Central Park, et admirer la vue sur le San Remo, un beau building aux deux tours soeurs qui est situé sur Central Park West. Cette vue a une resonance particulière pour moi, car le San Remo resemble étrangement à plusieurs buildings que nous avions l’habitude de voir quand nous habitions à Moscou. En fin de journée, quand la nuit tombe, la vue depuis le nord du Great Lawn, dans Central Park, sur les buildings de midtown est très photogénique. Mais mon coin préféré dans Central Park se situe au niveau de la 86th, au Arthur Ross Pinetum avec ses odeurs de pins et ses nombreux oiseaux. C’est un endroit idéal pour faire du yoga en extérieur. Entre Columbia et le Lincoln Center, l’Upper West Side a un petit côté intello-bohème ! Pendant le Covid, il y avait même des petits concerts impromptus, des groupes de musiciens de tous âges, de tous styles qui s’installaient sur leurs pas de portes pour donner des mini-concerts le dimanche auprès les applaudissements de 19h. Ce quartier m’inspire oui !

Est-ce que vous pouvez nous décrire l’endroit où vous habitez, ce qui vous a séduit, ce que vous aimez dans votre appartement ?

J’habite sur la 88e rue, entre Central Park et Colombus. J’y occupe avec mon mari et mes 3 enfants – le plus grand est étudiant maintenant, il est là moins souvent – la partie basse d’un brownstone . C’est un peu comme une petite maison. On y rentre par le basement, une entrée que pour nous. Au rez-de-chaussée, les parties à vivre donnent de plein-pied sur un notre petit jardin, très très agréable été comme hiver. Comme nous sommes en rez-de-chaussée, certes l’espace est assez sombre, mais le jardin est comme une pièce à vivre. À l’étage, les chambres sont plus claires. Ce qui nous a séduit ? Le jardin bien sûr avec ses arbustes, mais aussi le côté maison.

En tant qu’Européenne, trouvez-vous un petit côté europeen à ce quartier de par les habitants, les boutiques, les écoles ?

En tant qu’Européenne, je me sens bien dans l’Upper West Side. Je ne cherche pas vraiment à retrouver mes repères européens, mais j’apprécie les beaux immeubles de Central Park West, le côté « à taille humaine » de la vie de quartier, et de connaître les commerçants, les restaurateurs et une multitude de personnes qui sont dans mon quotidien. Nous avons aussi une vie sociale de quartier autour des écoles et des activités, avec beaucoup de gens très différents, ce qui est très sympa.

Vos endroits préférés à dans l’UWS ?

Usine pour ses fleurs et son petit café. Space Market est notre deli préféré, les commerçants sont très sympas, et il y a un peu de tout, tout y est mieux présenté qu’ailleurs. Bella Luna, notre restaurant fétiche et familial de quartier, un lieu avec de grandes fenêtres pour laisser passer la lumière même en hiver, des plats italiens simples et bons, un service rapide et un tiramisu incroyable ! Mais, Il y a aussi The Consulate avec son côté brasserie, le Osteria Cotta avec son comptoir de bar cosy, le petit bar à vin français Vin sur Vingt, Bodrum et sa cuisine méditerranéenne, Mermaid Inn et ses plats américains, mais aussi Storico, le restaurant de la New York Historical Society pour sa décoration raffinée et lumineuse. Pour boire un verre le soir entre amis, le tout simple E’s Bar avec une salle à l’arrière, moins bruyante, et une terrasse l’été, un petit air de bar de nos années étudiantes. Pour prendre un verre dans un lieu branché, j’aime aller au bar du Jacob Pickles, ou à côté du Tiki Chick. Pour les pâtisseries, j'adore Levain Bakery pour ses cookies à tomber par terre, ainsi que Orwashers Bakery. Pour le yoga, Upper West Yoga and Wellness avec les deux propriétaires, Stephan et Ingrid, qui gèrent avec sensibilité et bienveillance leur studio de quartier. La liste de mes endroits favoris dans l’Upper West Side est tellement longue… Je termine avec les meilleurs dosas indiens chez Saravanaa Bhavan!

Est-ce que c’est un quartier que vous conseillez à ceux qui veulent acheter ou louer ?

Bien sûr, c’est un quartier que l’on conseille ! Mais un quartier, c’est aussi un choix pratique en fonction de son lieu de travail et des écoles, si l’on a des enfants.

Si vous deviez décrire l’Upper West Side en 3 mots ?

Décontracté, calme et vivant !

Merci Gaëlle Hintzy-Marcel de nous avoir fait découvrir votre Upper West Side !

Paroles d'Experts - Upper West Side

Marché locatif :

Avec un loyer moyen mensuel de $4,668, l’Upper West Side est 11% plus élevé que la moyenne observée sur l’ensemble de Manhattan.

Marché de la vente :

Concernant les ventes, le prix médian au 1er trimestre 2020 était de $1,175,000 ($1,265/sq ft), en baisse de 3% sur un an. A comparer avec le prix médian de Manhattan qui se situe à $1,060,000.

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Consulter l'article dans Le Petit Journal New York

Le marché immobilier new-yorkais alors que la pandémie s’estompe

Depuis plusieurs mois, la Pandémie du covid-19 a changé nos habitudes personnelles et professionnelles. Afin de continuer à faire marcher l’économie face aux consignes de durcissement, notamment avec le « stay at home order » annoncé par le Gouverneur, les employés se sont adaptés et ont dû trouver des solutions pour travailler à distance. Dans l’État de New York, même si la pandémie s’estompe peu à peu, le confinement est toujours de rigueur. Pour autant, le marché immobilier continue son chemin, dans l’attente d’une réouverture officielle du secteur, attendue fin juin.

Une valorisation des espaces extérieurs, des vues et des pièces annexes

Cet épisode de confinement montre de nouvelles prises de conscience concernant la qualité de vie et le bien-être chez soi, recherchés par la population dans son ensemble. Lors de l’annonce des consignes de confinement, beaucoup de citadins sont partis se réfugier dans leur maison de campagne ou dans des locations de vacances dans les montagnes proches, ou au bord de l’océan. Loin de la pollution, du bruit et du stress, et ce pendant plusieurs semaines, certains ont pris goût au calme et à la sérénité. Également, afin de pouvoir travailler dans un de chez soi de manière efficace, nombreux sont ceux qui se sont aménagés un bureau fonctionnel au sein de leur propre logement.

Cette situation profite aux détenteurs de biens, à la vente comme à la location, qui disposent d’une pièce supplémentaire pour faciliter le télétravail, d’un espace extérieur quel qu’il soit, d’une vue dégagée, mais aussi d’une environnement proche plus naturel et plaisant : s’éloigner de son lieu de travail grâce à l’émergence du télétravail.

Des nouveaux outils de travail pour le secteur immobilier

Malgré le ralentissement de l’épidémie, l’État de New York est encore loin de retrouver une « vie normale », quand bien même le trafic automobile (et piéton) en ville recommence à se densifier. Tout au long du confinement, avec l’interdiction des visites physiques, BARNES New York, comme ses homologues, s’est adapté et a développé une palette d’outils digitaux tels que les visites virtuelles, les plans en 3D, la vidéo et les visioconférences, pour accompagner au mieux ses clients dans l’accomplissement de leur besoin ou projet immobilier, qui ne saurait être retardé de plusieurs mois. Ces nouveaux outils ont démontré leurs performances et leur réelle utilité tout au long de cette période ; mais au-delà, une efficacité certaine, qui est tout à fait suffisante pour une formalisation de contrat malgré l’absence de visite physique.

Un marché immobilier qui reprend petit à petit

Pour chaque crise que New York a connu ces dernières années, l’immobilier s’est toujours montré être une valeur refuge. Même si le nombre de transactions et l’inventaire sont en baisse par rapport à l’année 2019, le marché semble repartir. Il faudra encore quelques semaines pour constater d’une reprise à des niveaux équivalents à la période pré-pandémie, ou si une nouvelle correction de marché, même modeste, et nécessairement à l’avantage des acheteurs, est à venir. Après six semaines de chute continue du nombre de transactions, ce chiffre est reparti à la hausse mi-mai, avec une première semaine à plus de 40 transactions, bien que restant très en-dessous des niveaux de 2019 (-80%). Même chose pour les nouvelles propriétés entrant sur le marché, avec plus de 130 nouveaux biens (certes encore 70% en-dessous par rapport à 2019). Le bas de la courbe semble avoir été atteint.

Des nouveaux programmes en souffrance

Alors qu’un propriétaire individuel new-yorkais n’est que rarement dans l’urgence de vendre, la solidité économique des patrimoines permettant généralement une attente de plusieurs mois sans avoir besoin de réduire drastiquement un prix de vente pour une vente rapide. Ce n’est pas le cas pour les nouveaux développements. Tout autant que les « reventes » dans l’ancien, ils souffrent nécessairement d’un déficit d’acquisitions. Mais à quoi s’ajoute un arrêt des constructions (qui pourraient reprendre enfin dans les jours à venir), ce qui décalera d’autant les dates anticipées de livraisons des bâtiments, et ainsi l’encaissement de 80-90% des montants sous contrat. Les coûts récurrents d’opération et de financement de ces mégaprojets rendent une immobilisation, même limitée, extrêmement lourde à supporter ; les promoteurs s’en montrent d’autant plus conciliants lors des négociations.

Historiquement, il n’y avait quasiment aucune marge de négociation sur le marché immobilier new-yorkais, avec même des « bidding wars » assez fréquentes, où les transactions se clôturaient au-delà du prix public demandé. Depuis peu, on commençait à constater une légère marge de négociation sur le parc immobilier, tant ancien que neuf, de l’ordre de 5%. Depuis la pandémie, on constante et on anticipe ce chiffre légèrement augmenter, pour un temps, et ce d’autant plus lorsqu’il s’agit de nouveaux programmes. C’est dans le neuf que les meilleurs « deals » se trouvent actuellement.

À New York, le Covid-19 bouleverse le marché de l’immobilier

Depuis plusieurs semaines, le monde tel que nous le connaissons a profondément changé. La pandémie du Covid-19 a impacté notre société et provoqué une crise d’une ampleur rare. Au fil des mois, les pays se sont confinés et l’économie a été quasiment mise à l’arrêt. Aux États-Unis, et notamment dans l’état de New-York, le confinement est devenu de rigueur et a eu rapidement de nombreuses répercussions sur marché immobilier new-yorkais.

Offrir de nouvelles solutions pour accompagner les clients

Très vite, il a fallu s’adapter face aux consignes strictes de confinement, notamment avec le « stay at home » imposé par le Gouverneur. Bien que l’immobilier soit considéré comme secteur essentiel, les visites physiques ne sont plus autorisées. Pourtant, d’aucuns doivent emménager ou déménager ; de nombreux locataires sont en fin de bail, des familles doivent venir s’installer dans les prochains mois, des employés sont en cours de mutation, … Grâce aux outils digitaux tels le « virtual showing », les plans en 3D, la vidéo et les conférences virtuelles, BARNES New York, comme ses homologues new-yorkais, a rapidement adapté ses process afin de pouvoir accompagner au mieux ses clients dans l’accomplissement de leur besoin ou projet immobilier.

Un arrêt général des constructions en cours

Malgré une période de grâce qui n’aura duré que quelques semaines supplémentaires, l’état de New York a ordonné l’arrêt des constructions immobilières, hormis quelques projets stratégiques (infrastructures, logements sociaux, …). Cela a pour conséquence de décaler d’autant la livraison de dizaines de programmes neufs dont la remise des clés était prévue pour les deuxième et troisième trimestres 2020. Il est encore trop tôt pour juger de l’impact sur celles ayant des dates de livraison plus éloignées, car il se pourrait que des autorisations de construction « en continu » soit délivrées par la suite pour rattraper les retards.

Pour de nombreux projets, dont les structures de financement sont très tributaires des délais de livraison, on constate depuis peu des communications ayant pour but d’attirer encore davantage les acquéreurs, malgré cette période que l’on pourrait penser plus calme. Les promoteurs proposent des offres et remises diverses, tant sur les prix d’appels que sur les coûts d’acquisition et de fonctionnement, pour tout nouveau contrat passé en cette période difficile, afin de pallier cette baisse d’activité notoire et compenser les retards de livraison déjà anticipés.

Une crise qui génère des opportunités pour les acquéreurs

Dans la lignée de cette offre rarement conciliante des programmes neufs new-yorkais, et dans un contexte, déjà avant la crise, favorable aux acheteurs, l’impact de la pandémie sur les prix immobiliers new-yorkais commence à se faire sentir, et pourrait s’amplifier dans les prochaines semaines. Et ce jusqu’à ce que la situation soit normalisée avec des perspectives rassurantes sur le moyen-terme.

Historiquement peu enclin à la négociation, le marché new-yorkais offrait depuis mi-2019 des marges de négociation proches de 5% par endroits, en raison d’un inventaire massif. Depuis quelques semaines, nous constatons des transactions avec des négociations dépassant les 5%, atteignant jusqu’à 10% sur certains produits, voire au-delà.

L’immobilier de luxe comme valeur refuge

Alors que les fluctuations constantes, et récemment exacerbées des marchés boursiers ont démontré de nouveau l’inconsistance structurelle de tels placements, le marché de l’immobilier continue de faire preuve d’une certaine solidité tendant à rassurer l’investisseur de moyen à long termes. L’économie américaine, la force du dollar, et la rare robustesse du marché new-yorkais en particulier, font de l’investissement immobilier de luxe une valeur refuge singulièrement intéressante. Exhibant historiquement 3% d’appréciation annuelle, on s’attend certes à un ralentissement ponctuel mais qui ne devrait durer au-delà de deux ou trois trimestres, avec une reprise de la croissance en valeur d’ici la fin d’année.

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