Après plusieurs décennies de crise et de délabrement, Harlem se transforme aujourd’hui en un quartier dynamique et attrayant, alors qu’il était considéré longtemps comme un quartier où la criminalité était élevée il y a encore quelques années.

Le fait que Bill Clinton ait choisi d’y installer ses bureaux traduit bien cette mutation urbaine et montre la volonté d’en faire l’un des centres attractifs de New York.

Les promoteurs et les spéculateurs firent construire des logements et misèrent sur le succès de ce quartier. De belles demeures, les fameuses brownstones, furent bâties dans le secteur de Marcus Garvey Park et accueillirent les membres de la bourgeoisie new-yorkaise.

Depuis la fin du XXe siècle, Harlem a connu d’importants changements, à la fois dans sa structure sociale, dans ses conditions de vie mais aussi dans son paysage urbain. Ces bouleversements s’inscrivent dans la revitalisation récente de Manhattan.

Avec la pénurie de logements et les embouteillages, Harlem apparut de plus en plus comme un quartier intéressant pour les classes moyennes. La liaison en métro vers Midtown et Downtown, ainsi que des loyers moins élevés qu’ailleurs étaient autant d’atouts pour cette partie de Manhattan. Harlem cherche à attirer de nouveaux visiteurs en mettant en valeur son patrimoine : certains clubs de jazz ont été rénovés comme le fameux Apollo Theater.

Harlem fait désormais partie des itinéraires empruntés par les cars de touristes qui viennent assister à des concerts de gospel le dimanche matin. La municipalité encourage le développement économique de la 125e rue, dont elle souhaite faire l’artère principale et la vitrine de Harlem.