« Quartiers de New York » : À la découverte d’Hudson Heights

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons régulièrement à découvrir les différents quartiers de la ville, dans les yeux de francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, cet article est exceptionnellement écrit à la première personne du singulier parce que je vous invite personnellement à me suivre dans mon quartier : Hudson Heights. Je suis Rachel Brunet et je suis la directrice et la rédactrice en chef du Petit Journal New York. Je vous raconte ce quartier peu connu, peut-être parce qu’il est caché, tout là-haut dans Manhattan...

Un quartier familial

Je me suis installée à Hudson Heights en janvier 2019. Un quartier que je ne connaissais absolument pas et qui, au fil du temps, m’a totalement conquise. À la base, c’est le prix des loyers qui m’a poussée à partir au nord de Manhattan. Il faut bien l’avouer, un appartement de plus de 100 mètres carrés et de trois chambres pour moins de $3,000, ne laisse pas la place à une réflexion trop longue. Surtout quand le métro express est presque au pied de votre immeuble.

Station 175. « C’est loin » m’ont dit certains amis, « tout dépend où tu vas » leur ai-je rétorqué. J’ai vite réalisé qu’en moins de 40 minutes, je reliais toujours mes destinations quotidiennes. Donc, non, ce n’est pas loin. Et franchement, en 2020, c’était loin de rien...

Hudson Heights est un quartier qui s’étend de George Washington Bridge — lui-même situé au niveau de la 178e rue — jusqu’à Fort Tryon. Et de l’Hudson River jusqu’à Broadway. Un petit havre de paix enclavé dans Washington Heights, entre l’Hudson River et Fort Tryon. D’une rue à l’autre, l’anglais cède la place à l’espagnol, langue officielle de ce quartier hispanique de Washington Heights. Mais à Hudson Heights, tout change. Comme ailleurs dans la ville, ce quartier est un joyeux brassage de communautés. Ici des Américains, et beaucoup de communautés d’Europe de l’Est. Une forte communauté de confession juive aussi. Au fil de mes déambulations urbaines, je croise souvent une image qui me renvoie en France. Ici, la plupart des immeubles ont été construits dans les années 1930, et certains sont d'inspiration Art déco. Ça me rappelle Boulogne-Billancourt, juste à l’entrée du Bois. Sur Pinehurst Avenue, en face de Bennett Park, Hudson View Garden. Un complexe résidentiel. À l’intérieur, des petites allées, du gazon bien entretenu, une mare avec des gros poissons, un jardin de fleurs. La sérénité absolue. L’architecture me ramène à Trouville-sur-Mer. Les colombages sont partout.

181st Street est la rue des restaurants. Japonais, italien, thaïlandais, américain, il y a en a pour tous les goûts et les prix sont très abordables. Il y en a aussi pour tout le monde aussi puisqu’il y a le Café Bark, un café pour nos compagnons à quatre pattes... New York sera toujours New York. Sur la 181, j’ai mes petites habitudes, entre le restaurant thaïlandais Tung Thong 181 et le restaurant japonais Sushi Yu, mon coeur balance toujours. Sans parler de Le Chéile et sa superbe terrasse rose qui rappelle le Canal Saint Martin. Huit rues au nord, un autre spot de restaurants et boutiques. Là encore, j’y ai mes habitudes. Fresco’s Pizza, la meilleure de New York selon mon fils ou Kismat, le restaurant indien du quartier. Mais aussi, mon petit supermarché Ozzie’s. Et tenez-vous bien, j’y découvre sans cesse des produits français largement moins chers qu’ailleurs dans Manhattan. Confitures, pains au chocolat, baguettes, brie, ce supermarché rutilant est ma caverne d’Ali Baba.

Un peu plus haut sur la 187e rue, une boutique de vin, Vines on Pine, exceptionnelle, avec un grand choix de vins de tous les pays. La blague du propriétaire : me dire « have a good one, kid ! »

Le point le plus haut de Manhattan

Quand je pense à mon quartier, je pense « en haut » ou « en bas ». Et ce n’est pas pour rien. À Bennet Park, niché entre la 183e et 185e rue, se trouve un trésor peu connu des New-Yorkais : le point naturel le plus haut de Manhattan. 265 feet au-dessus du niveau de la mer, soit le niveau de la torche de la Statue de la Liberté. Autant dire que ça monte et que ça descend. Quelle surprise la première fois que je me suis retrouvée en bas de la longue montée d’escaliers de la 181st Street. L’espace de quelques secondes, je ne savais plus si j’étais à New York ou à Montmartre.

Bennett Park est le rendez-vous des parents et des enfants de ce quartier on ne peut plus familial, mais aussi des personnes plus âgées qui viennent grappiller un rayon de soleil au printemps ou un peu de fraîcheur l’été. Il n’est pas rare d’y voir un groupe de musiciens, des résidents du quartiers. Leurs voix se mélangent aux cris des enfants, chaque jour un peu plus nombreux. Un peu plus heureux. Pour la petite histoire, ce parc est construit sur le site de l'ancien Fort Washington où l'armée continentale a mis en déroute les troupes britanniques en 1776.

Mon plaisir dans ce quartier : emprunter Cabrini Boulevard et remonter jusqu’à Fort Tryon. Je longe ainsi Birds of Cabrini Woods Nature Sanctuary. Le bois est situé à l'angle sud-ouest de Fort Tryon. Sanctuaire naturel, c’est un lieu de prédilection pour observer les oiseaux et admirer la vue imprenable sur l’Hudson et Palissades, de l’autre côté du fleuve.

Cabrini boulevard se termine à l’entrée de Fort Tryon, une véritable forêt urbaine qui abrite The Cloisters, mais pas que ! Coyotes, ratons-laveurs, opossums, marmottes, serpents, abeilles, papillons, et des milliers d’écureuils y partagent ce territoire grand de 27 hectares, en plus de 81 espèces d'oiseaux, y compris des colibris et des faucons. À l’entrée de Fort Tryon, Heather Garden — mainte fois élu plus beau jardin de la ville — une allée envahie de fleurs et d’arbustes, 60 mètres au-dessus de l’Hudson. L’été, j’y croise souvent des colibris... Mon petit coin de paradis...

D’ici quelques semaines, je quitterai ce quartier, la vie me ramenant plus bas dans Manhattan, mais toujours près d’un parc. Je ne vous dirai pas lequel...

Parole d’experts - Hudson Heights

Marché locatif :

En Janvier 2021, le loyer moyen d'un appartement a Hudson Heights est de $1,600 pour une chambre, $2,500 pour deux chambres et $2,995 pour un appartement trois chambres.

Marché de la vente :

En décembre 2020, sur l’ensemble de Hudson Heights le prix médian de vente demandé par les vendeurs pour les biens disponibles se situait à $590,000 affichant une hausse de l’ordre de 3% sur un an avec $672/ square foot. Le prix de vente final médian enregistré est de $780,000. Cet écart s’expliquant principalement par le faible nombre de transactions en conséquence de la période Covid qui a fortement ralenti le marché en 2020 et donc réduit l’échantillon de référence.

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

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« Quartiers de New York » : À la découverte de Turtle Bay

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons régulièrement à découvrir les différents quartiers de la ville, dans les yeux de francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, nous découvrons, et nous nous promenons à Turtle Bay — un quartier situé à Midtown East, avec Lidia Del Pozo, senior business development officer, VP chez Bank of the West BNP Paribas Wealth Management. Elle nous raconte ce quartier qu’elle habite depuis plus d’un an avec sa famille.

Lidia Del Pozo dans son appartement de Turtle Bay, LePetitJournal.com

Lepetitjournal.com New York: Vous habitez le quartier de Turtle Bay. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce quartier ?

Si j’ai décidé d’habiter ici ce n’est pas pour le quartier en lui-même, mais surtout par rapport à sa situation géographique dans Manhattan. Avant de nous installer à New York, avec mon mari et ma fille, nous avons pris seulement cinq jours pour décider du quartier et de l’appartement où nous vivrions. Le quartier de Turtle Bay s’est imposé à nous par sa situation centrale dans la ville. Nous avons pensé, de cette manière, que nous serions proches de tous les centres d’intérêts de la ville. L’autre raison, qui a conforté notre choix, a été la proximité de mon lieu de travail. En effet, je travaille pour BNP Paribas Wealth Management qui se situe aussi Midtown, et donc à quelques rues seulement.

Pouvez-vous nous raconter la vie de ce quartier qui compte le siège des Nations Unies, l’ambiance ? Ce qui le fait vivre, ce qui l’anime ?

Je dirais que ce quartier n'a pas qu'une seule identité. Je ne pourrais pas dire s'il s'agit uniquement d'un quartier résidentiel ou d'un quartier de bureaux ou d'un quartier des ambassades. Turtle Bay c'est un peu tout à la fois: il y a simultanément une vie de quartier, avec ses petits commerces de proximité, ses petits bars et restaurants, ses crèches, ses aires de jeux, mais aussi un quartier de bureaux, donc très animé du lundi au vendredi, avec un beaucoup de monde dans les rues très tôt le matin et pendant les pauses déjeuner. Et dans ce paysage mixte se trouve le siège des Nations Unies et quelques ambassades qui gravitent autour de ce majestueux édifice, le plus beau de la ville, à mon avis. Evidemment, lors des Assemblées Générales, le quartier prend un nouveau visage. Le quartier est alors sous protection très stricte et devient un peu verrouillé et paralysé. Ces quelques jours ne sont pas très agréables mais pas invivables non plus. L'organisation est assez impressionnante!

Et puis c’est excitant ! Ce qui rend ce quartier extrêmement vivant et international.

Une rue de Turtle Bay, LePetitJournal.com

Vous habitez près des Nations Unies où le français y est l’une des langues de travail. Entend-on beaucoup la langue de Molière dans les rues de Turtle Bay ?

Oui, en effet, le français est une langue que l'on entend très régulièrement sur les trottoirs, entre deux collègues qui se rendent à leur bureau aux Nations Unies, que l'on peut facilement identifier dans la rue car ils portent très souvent leur badge d'accès au bâtiment autour de leur cou; ou les familles que je rencontre lorsque je vais à la cour de récréation avec ma fille, par exemple. Il y a beaucoup de francophones à Turtle Bay. Pour donner un exemple assez représentatif, à la crèche ma fille fréquente, dans sa classe, sur 10 élèves, 4 sont issus de familles francophones! Pouvoir parler français est bien sûr très pratique, surtout au début, et toujours un bon moyen de créer de nouvelles relations très rapidement, même si cela me fait moins pratiquer mon anglais.

Vos endroits préférés, vos bonnes adresses ou peut-être même vos habitudes ?

L'un de mes endroits préférés dans mon quartier est probablement le Grand Central Market, qui se situe dans l’enceinte même de la gare de Grand Central. C’est une seule allée où l’on trouve une succession de petits commerçants qui proposent des produits frais et de bonne qualité. Malgré le fait qu’il soit indoor, l’ambiance est proche de celle d’un marché traditionnel et les commerçants y sont charmants. Ce que j’apprécie avant tout dans ce quartier, c’est le fait qu’il soit au bord de l’East River. J’ai la chance d’avoir une jolie vue sur la rivière depuis mon appartement et de pouvoir assister à des levers de soleil vraiment très beaux. De simples promenades au bord de la rivière sont vraiment très agréables et un peu dépaysantes.

Est-ce que c’est un quartier que vous conseillez à ceux qui veulent acheter ou louer ?

Je ne suis pas experte du marché de l’immobilier, en revanche ce que je peux dire intuitivement pour ce qui est de la location, oui c’est un quartier que je recommande, car il fait bon vivre et comme je l’ai déjà évoqué, c’est quartier idéalement situé à Manhattan pour découvrir la ville.. Parmi les autres raisons, la proximité avec la rivière, le côté sécuritaire de par la présence du quartier général des Nations Unies et enfin, le côté très cosmopolite. Pour ce qui est de l’achat d’un bien, j’évoquerais les mêmes motivations avec en plus le fait que c’est un quartier assez prisé par les expatriés travaillant aux Nations Unies, donc avec une certaine demande sur le marché.

Si vous deviez décrire Turtle Bay en trois mots? 

Si je devais décrire Turtle Bay en trois mots, je dirais que c'est un quartier animé, un quartier très cosmopolite et donc propice aux rencontres et un quartier aux multiples facettes où se mêlent vie personnelle et professionnelle.

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Vue aérienne des toits de Manhattan au coucher du soleil, New York City

Paroles d'Experts - Turtle Bay

Marché locatif :

En Mars 2021, le loyer médian d’un appartement à Turtle Bay était de $2,200 pour un studio (-40% sur un an), $3,200 pour une chambre (flat) $4,000 pour deux chambres (-20%) et $6,200 pour trois chambres (+24%).

Marché de la vente :

À la fin du 4e trimestre 2020, sur l’ensemble de Turtle Bay, le prix médian de vente demandé par les vendeurs se situait à $950k (quand la moyenne de Manhattan est à $1M) affichant une augmentation significative de l’ordre de 20% sur un an avec $1,207 / square foot et une soixantaine de transactions sur le trimestre.

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

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«Quartiers de New York» : À la découverte de l'Upper East Side

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons régulièrement à découvrir les différents quartiers de la ville dans les yeux de francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, nous découvrons et nous promenons dans l’ l'Upper East Side, avec JC Agid, fondateur de 37EAST, une agence de conseil media et développement aux États-Unis, au Mexique et en France.

Rachel Brunet pour Le Petit Journal New York : Vous habitez le quartier de l’Upper East Side. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce quartier ?

JC Agid : Le hasard, bien sûr, un jour de septembre il y a des années de cela. Premier séjour à New York, décidé en moins de 48 heures, une semaine à combler entre la fin des études et un emploi à Bry-sur-Marne. J’attends sur le trottoir d’une rue de l’Upper East Side, non loin de Central Park, l’arrivée d’une famille qu’une amie parisienne m’avait présentée par téléphone pour m’héberger deux ou trois nuits. Je suis revenu deux ans plus tard à New York et à l’exception d’une année passée sur la 113ème rue dans le quartier de Columbia University et d’une autre en haut d’une tour sans âme au croisement de Central Park North et de Central Park West, j’ai finalement toujours vécu dans l’Upper East Side.

Mais j’ai changé d’étage, d’horizons aussi. Après avoir longtemps habité dans un appartement d’une de ces petites maisons qui bordent des rues paisibles à l’ouest de l’Upper East, paradis des souris et des douches brûlantes ou glacées, je me suis installé au dernier étage d’un immense immeuble près de l’East River. Devant moi, une vue ambitieuse, gigantesque même, avec le Carlyle, la cime des arbres de Central Park, Columbus Circle, Times Square et le New Jersey en spectacle permanent.

Pouvez-vous nous raconter la vie de ce quartier qui compte le siège des Nations Unies, l’ambiance ? Ce qui le fait vivre, ce qui l’anime ?

L’ambiance ? Celle d’un quartier sans touristes, d’une ville rangée, presque monotone. On vit dans Yorkville, mais on ne le visite pas. Il y a bien çà et là des petites boutiques, des visages que l’on croise chaque jour, des histoires que l’on partage. Mais nous sommes loin du charme des quartiers de Carnegie Hill ou de Morningside Heights. Il existe dans Yorkville un calme étrange et familial que rythment les écoles alentours.

Vous habitez près du Lycée Français. Entend-on beaucoup la langue de Molière dans l’UES ?

Comme partout à New York, on entend toutes sortes de langues, et parfois de l’anglais. Beaucoup de familles françaises vivent à proximité du LFNY et les élèves du Lycée apportent à ce quartier une sonorité toute particulière. Ce n’est pas un quartier où l’on se fait voir, au contraire, on aurait presque tendance à s’y cacher.

Vos endroits préférés, vos bonnes adresses ou peut-être même vos habitudes ?

Photo d'un croissant chaud assis sur un magazine noir et blanc avec un café crémeux, à une table de café.

Les Frenchies, 75ème rue, entre York Ave et FDR, la porte à côté du LFNY, pour les croissants, les meilleurs de la ville avec ceux d’une autre boulangerie sur la 78ème rue. Mais en plus des croissants et des pains au chocolat, des quiches et des éclairs au café, j’y retrouve la patronne Michèle Saint Laurent et sa partenaire, Aksana Ivaniuk. Tous mes amis y passent avec leurs enfants à toute heure de la journée. Plus qu’une boulangerie avec sa terrasse, les Frenchies est devenue la petite épicerie française du quartier. Il y règne toujours une ambiance souriante, familiale et heureuse. Les Frenchies sont le cœur de mon village discret. Cela n’a pas de prix. La meilleure adresse du quartier.

Il y avait l’autre café aussi, aux allures américaines celui-ci, Beanocchio’s, victime économique de la Covid19, fermé, définitivement. J’aimais son atmosphère de province.

Sur la 76ème rue, presqu’au coin de la 1ère avenue, Jones Wood Foundry pour un long verre au bar et y refaire le monde entre amis.

Un peu plus loin, Mission Ceviche sur la seconde avenue et la 72ème rue, sans doute un des meilleurs restaurants du coin. Juste à côte, La Esquina et ses tacos dont l’ambiance me projette dans les rues de Coyoacan à Mexico City, le village de Frida Kahlo et de Diego Rivera.

Image de l'intérieur d'une librairie traditionnelle avec des murs recouverts de livres d'occasion colorés, et une table devant remplie de livres également.

J’aime aussi ce minuscule—et c’est déjà un grand mot—marché du samedi matin sur la 82ème rue entre York et la 1ère avenue, à condition d’être particulièrement patient en ces temps de distanciation sociale. À quelques mètres, sur York Avenue, je m’arrête souvent chez le boucher Ottomanelli grâce à qui j’ai pu en plein confinement cuisiner des paupiettes de veau ; un peu plus haut sur York, je vais parfois chez Dorian’s pour les plaisirs de la mer et des portefeuilles troués, et en face, surtout, on trouve Logos Bookstore, une librairie à l’ancienne—de la résistance même—où l’odeur du livre et du bois domine, l’endroit parfait pour flâner ou chercher un cadeau que le propriétaire emballera pour vous, chose rare à New York.

Vers la 3ème avenue et 76ème rue, un autre boucher fait face à Sables, l’adresse idéale si on aime les brunchs au saumon fumé et aux bagels. Pour les fans de Sushi, ceux de Sushi of Gary sur la 78ème entre York et First Avenue sont réputés d’être parmi les meilleurs de la ville. Sotheby’s enfin sur la 72ème et York Avenue donne un peu d’importance et de vanité à ces rues écartées de la ville.

Est-ce que c’est un quartier que vous conseillez à ceux qui veulent acheter ou louer ?

À chacun de voir en fonction du New York. recherché… En ce qui me concerne, mon ambiance exclusive est cette vue exceptionnelle, à l’aube lorsque le soleil se reflète dans les vitres de Manhattan, en fin de journée bien sûr, et la nuit, lorsque la ville en vain cherche le sommeil.

Chaque block a son style et juste au-dessus de la 79ème se dresse East End Avenue, une destination bourgeoise pour les célébrités qui cherchent la discrétion.

Le Q train, la récente ligne de métro sur la Seconde Avenue, rapproche ce quartier, parfois considéré comme le début d’une banlieue, au reste de Manhattan. Union Square est à moins de 30 minutes et Carnegie Hall à 20 minutes.
 

Si vous deviez décrire l’Upper East Side en trois mots ?

Chic et peu modeste du côté de Central Park. Discret et ambitieux le long de l’East River.

Vue de l'Upper East Side d'en haut, avec une partie de Central Park sur la gauche, et l'horizon nord de New York.

Paroles d'Experts - Upper East Side

Marché locatif :

En Janvier 2021, le loyer median d’un appartement dans l’Upper East Side était de $1,900 pour un studio (-16% sur un an), $2,404 pour une chambre (-11%), $3,300 pour deux chambres (-2%) et $6,000 pour trois chambres (-4%).

Marché de la vente :

En décembre 2020, sur l’ensemble de l’Upper East Side, le prix médian de vente demandé par les vendeurs se situait à $1,4M affichant une baisse de l’ordre de 2% sur un an avec $1,300 / square foot. Le prix de vente enregistré est en revanche de $1,1M compte tenu des négociations liees au Covid dans un contexte incertain. À noter que les condos ont davantage résisté avec un prix demandé médian de $1,7M pour un prix de vente réel de $1,622,000.

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

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« Quartiers de New York » : À la découverte de l’Upper West Side

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons régulièrement à découvrir les différents quartiers de la ville dans les yeux de francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, nous découvrons et nous promenons dans l’ l'Upper West Side en compagnie de la sculpteure Gaelle Hintzy-Marcel qui y vit depuis quatre ans avec son mari, Laurent, et leurs trois enfants.

Vous habitez l’Upper West Side depuis quatre ans. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce quartier ?

Clairement, ce qui nous a séduit au départ, c’est la proximité avec Central Park avant tout, mais aussi avec Riverside Park. C’est aussi pour être proches des écoles de nos enfants que nous avons choisi ce quartier ; et pas trop loin en métro de Colombus Circle où je travaille, et de Chelsea, où mon mari travaille.

Pouvez-vous nous raconter la vie de ce quartier qui compte le siège des Nations Unies, l’ambiance ? Ce qui le fait vivre, ce qui l’anime ?

Pour nous, l’Upper West Side est avant tout un quartier vert et calme. La circulation y est moins intense qu’ailleurs, et il est rare, hormis quand nous sommes sur Broadway, d’entendre des sirènes ! Nous donnons sur une coulée verte entre deux rues, et c’est le concert des oiseaux qui nous réveille le matin.

L’Upper West Side est animé avec une multitude de restaurants familiaux, décontractés, un peu branchés parfois. Une multitude de bars et de cafés aussi. Les gens déambulent le soir principalement sur Amsterdam et Colombus Avenue pour sortir, s’installent sur les terrasses en été. Les trottoirs sont larges et la circulation y est rarement dense, l’ambiance y est décontractée. On y trouve tous les styles de commerces du deli en passant par Trader Joe’s, Whole Foods Market, Grestedes, d’Agostino ou Fairway. Il y a peu de commerces de vêtements, pour les trouver, il faut aller au sud du Musée d’Histoire Naturelle ou sur Broadway.

Il y a une vraie ambiance de quartier, chaleureuse, entre le fleuriste qui sert aussi des cafés – Plantshed – le café qui sert des macarons – Macarons Parlor – et le centre de yoga Upper West Side Yoga And Wellness qui a créé une véritable communauté de gens très variés et positifs dans le quartier.

Vous êtes une maman. Comment est la vie avec des enfants et en famille dans l’Upper West Side ? Y a-t-il beaucoup de familles ?

La vie y est très agréable avec les enfants. La proximité avec les espaces verts, le calme mais aussi la sécurité. Même jeunes, les enfants vont à l’école seuls. Le quartier est régulièrement quadrillé aux alentours des écoles par les associations de parents d’élèves pour s’assurer de la sécurité à la sortie des écoles. Il y a rarement des soucis.

Les restaurants sont kids friendly , il y a même un magasin de jouets éducatifs – West Side Kids sur Amsterdam au niveau de la 84e rue – . Beaucoup d’écoles aussi, publiques et privées, il y a deux écoles publiques bilingues francais-anglais. L’école élémentaire PS84 et la Middle School Lafayette Academy. Du coup, beaucoup de familles françaises se sont installées dans le quartier. Pour les enfants, la proximité avec les musées d’Histoire Naturelle et New York Historical Society sont un must.

Pour les activités extra-scolaires, en plus de celles proposées par les écoles, il y a deux clubs de foot réputés, la fameuse West Side Soccer League, très familiale qui propose des tournois gérés par des parents sur la base du volontariat, mais aussi le réputé Manhattan Soccer Club avec des départs de bus pour les entrainements juste devant le magasin de foot Upper 90 sur Amsterdam. Il y a aussi de nombreuses possibilités de tennis outdoor dans Central Park et à Riverside Park, avec des abonnements adultes et enfants qui sont vraiment accessibles.

Vous êtes une artiste. Pouvez vous nous faire découvrir ce quartier avec vos mots ? Est-ce que c’est un quartier qui vous inspire ?

En réalité, j’aime le calme, les oiseaux, la verdure et la vie de quartier. J’adore faire le tour du Reservoir dans Central Park, et admirer la vue sur le San Remo, un beau building aux deux tours soeurs qui est situé sur Central Park West. Cette vue a une resonance particulière pour moi, car le San Remo resemble étrangement à plusieurs buildings que nous avions l’habitude de voir quand nous habitions à Moscou. En fin de journée, quand la nuit tombe, la vue depuis le nord du Great Lawn, dans Central Park, sur les buildings de midtown est très photogénique. Mais mon coin préféré dans Central Park se situe au niveau de la 86th, au Arthur Ross Pinetum avec ses odeurs de pins et ses nombreux oiseaux. C’est un endroit idéal pour faire du yoga en extérieur. Entre Columbia et le Lincoln Center, l’Upper West Side a un petit côté intello-bohème ! Pendant le Covid, il y avait même des petits concerts impromptus, des groupes de musiciens de tous âges, de tous styles qui s’installaient sur leurs pas de portes pour donner des mini-concerts le dimanche auprès les applaudissements de 19h. Ce quartier m’inspire oui !

Est-ce que vous pouvez nous décrire l’endroit où vous habitez, ce qui vous a séduit, ce que vous aimez dans votre appartement ?

J’habite sur la 88e rue, entre Central Park et Colombus. J’y occupe avec mon mari et mes 3 enfants – le plus grand est étudiant maintenant, il est là moins souvent – la partie basse d’un brownstone . C’est un peu comme une petite maison. On y rentre par le basement, une entrée que pour nous. Au rez-de-chaussée, les parties à vivre donnent de plein-pied sur un notre petit jardin, très très agréable été comme hiver. Comme nous sommes en rez-de-chaussée, certes l’espace est assez sombre, mais le jardin est comme une pièce à vivre. À l’étage, les chambres sont plus claires. Ce qui nous a séduit ? Le jardin bien sûr avec ses arbustes, mais aussi le côté maison.

En tant qu’Européenne, trouvez-vous un petit côté europeen à ce quartier de par les habitants, les boutiques, les écoles ?

En tant qu’Européenne, je me sens bien dans l’Upper West Side. Je ne cherche pas vraiment à retrouver mes repères européens, mais j’apprécie les beaux immeubles de Central Park West, le côté « à taille humaine » de la vie de quartier, et de connaître les commerçants, les restaurateurs et une multitude de personnes qui sont dans mon quotidien. Nous avons aussi une vie sociale de quartier autour des écoles et des activités, avec beaucoup de gens très différents, ce qui est très sympa.

Vos endroits préférés à dans l’UWS ?

Usine pour ses fleurs et son petit café. Space Market est notre deli préféré, les commerçants sont très sympas, et il y a un peu de tout, tout y est mieux présenté qu’ailleurs. Bella Luna, notre restaurant fétiche et familial de quartier, un lieu avec de grandes fenêtres pour laisser passer la lumière même en hiver, des plats italiens simples et bons, un service rapide et un tiramisu incroyable ! Mais, Il y a aussi The Consulate avec son côté brasserie, le Osteria Cotta avec son comptoir de bar cosy, le petit bar à vin français Vin sur Vingt, Bodrum et sa cuisine méditerranéenne, Mermaid Inn et ses plats américains, mais aussi Storico, le restaurant de la New York Historical Society pour sa décoration raffinée et lumineuse. Pour boire un verre le soir entre amis, le tout simple E’s Bar avec une salle à l’arrière, moins bruyante, et une terrasse l’été, un petit air de bar de nos années étudiantes. Pour prendre un verre dans un lieu branché, j’aime aller au bar du Jacob Pickles, ou à côté du Tiki Chick. Pour les pâtisseries, j'adore Levain Bakery pour ses cookies à tomber par terre, ainsi que Orwashers Bakery. Pour le yoga, Upper West Yoga and Wellness avec les deux propriétaires, Stephan et Ingrid, qui gèrent avec sensibilité et bienveillance leur studio de quartier. La liste de mes endroits favoris dans l’Upper West Side est tellement longue… Je termine avec les meilleurs dosas indiens chez Saravanaa Bhavan!

Est-ce que c’est un quartier que vous conseillez à ceux qui veulent acheter ou louer ?

Bien sûr, c’est un quartier que l’on conseille ! Mais un quartier, c’est aussi un choix pratique en fonction de son lieu de travail et des écoles, si l’on a des enfants.

Si vous deviez décrire l’Upper West Side en 3 mots ?

Décontracté, calme et vivant !

Merci Gaëlle Hintzy-Marcel de nous avoir fait découvrir votre Upper West Side !

Paroles d'Experts - Upper West Side

Marché locatif :

Avec un loyer moyen mensuel de $4,668, l’Upper West Side est 11% plus élevé que la moyenne observée sur l’ensemble de Manhattan.

Marché de la vente :

Concernant les ventes, le prix médian au 1er trimestre 2020 était de $1,175,000 ($1,265/sq ft), en baisse de 3% sur un an. A comparer avec le prix médian de Manhattan qui se situe à $1,060,000.

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

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Webinaire - L'impact de Covid-19 sur le marché immobilier new-yorkais

Webinaire BARNES New York
L'impact de Covid-19 sur le marché immobilier new-yorkais

Compte tenu de ces temps troublés et de l'actualité turbulente, le Vendredi 10 avril à 15h30 (heure de Paris), 9h30 (L'heure de New York), BARNES a souhaité partager avec vous sa vision de la situation actuelle, les modifications de son organisation interne, de sa communication avec ses clients et de son interaction avec les marchés sur lesquels le réseau est présent, notamment les New York. C’est en comprenant le contexte présent, tout en restant le plus factuel possible, chiffres et données à l’appui, que nous pourrons, avec prudence et humilité, préparer l’avenir.

En moins d’un mois, le monde tel que nous le connaissons a été profondément impacté par une pandémie d’une rare violence, sans précédent, et annonçant des répercussions nombreuses. En Europe comme dans les principaux états des Etats-Unis, le confinement est devenu de rigueur et de nombreuses entreprises et indépendants redoutent, à juste titre, les semaines et mois à venir. Nombreux sont les experts qui s’expriment avec certitudes sur les prochaines étapes, la majorité de ces prédictions étant régulièrement mises à mal au bout de quelques jours.

À ce titre, BARNES New York vous a proposé une conférence virtuelle en direct en français au cours desquels les thèmes suivants ont été abordés:

  • Présentation et aperçu des principaux marchés immobiliers dans le monde où BARNES est présent. Par Thibault de Saint Vincent, Président du Groupe BARNES.
  • Focus sur New York. Par Christophe Bourreau, Directeur associé BARNES New York.
    • Le nouveau cadre réglementaire actuel
    • Impact sur les transactions en cours
    • Comment les acheteurs et les vendeurs ont-ils réagi au cours des deux dernières semaines?
    • Quels effets sur le marché locatif ?
    • Les possibles conséquences à court et à long termes
    • Comment réagit l’immobilier commercial à New York et aux USA ? ar Miriam Driot, Agent immobilier et Experte commerciale BARNES New York.
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Avec la participation de Rachel Brunet - lepetitjournal.com, Rédactrice en chef de l’édition new-yorkaise.

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« Quartiers de New York » : À la découverte de Carroll Gardens

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons, régulièrement, à visiter les différents quartiers de la ville dans les yeux des francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, nous découvrons Carroll Gardens, un quartier de Brooklyn, avec Laurène Hamilton. Hier auditrice dans la finance, la jeune maman est aujourd’hui guide touristique et à la tête de sa société. Elle nous fait découvrir son quartier – où elle est installée avec son mari, informaticien, et leurs deux jeunes enfants – avec beaucoup de passion et d’entrain.

Lepetitjournal.com New York : Vous habitez Carroll Gardens. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce quartier ?

Laurène Hamilton : Je cherchais un quartier sûr et familial mais en même temps avec des options pour sortir le soir une distance raisonnable de Manhattan. C’est ce mélange qui m’a bien plu, car je reste très citadine. Je préfère vivre dans un petit espace mais être dans un environnement extérieur qui m’inspire.

Pouvez-vous nous raconter la vie de ce quartier qui compte le siège des Nations Unies, l’ambiance ? Ce qui le fait vivre, ce qui l’anime ?

L’ambiance fait très petit village, avec beaucoup de commerces de proximité. C’est un quartier charmant, vert – d’où le nom -, calme mais en même temps animé et vivant. Vous pouvez croiser des familles, des célibataires, des couples et même des acteurs comme Neve Campbell. Les gens sont décontractés mais pas négligés. Autrefois, habité majoritairement par des américains d’ascendance italienne, certains établissements proposent encore des produits italiens à tomber par terre. Ainsi la pâtisserie Monteleone sur Court street vend toutes sortes de biscuits à base de poudre d’amandes. Essayez les Rainbow cookies, ils sont à tomber par terre. Un autre exemple d’institution du quartier : Caputo. Les gens y achètent leur pain quotidiennement, et on vous appelle « Honey ». Pour les fans d’histoire, allez voir l’église Mary of the Stars où le fameux Al Capone s’est marié en 1918 à tout juste 19 ans ! Depuis Carroll Gardens, vous êtes proche de Red Hook pour une balade à pied, au milieu d’entrepôts industriels avec des vues incroyables sur Staten Island ou encore le Sud de Manhattan.

Le soir, des établissements côtés comme Barely disfigured, où l’on peut prendre un verre sur le lit à baldaquin, ou encore Ugly Baby, un restaurant thaï incroyable, attirent aussi des jeunes pour nourrir leur ventre et leurs posts Instagram. Qui sait, si vous êtes vraiment motivé, vous aussi vous irez faire la queue à Lucali pour manger une des meilleures pizzas de New York ?

Vous êtes une jeune maman. Comment est la vie avec des enfants à Carroll Gardens qui manifestement séduit beaucoup les familles ?

On adore ! Le quartier regorge d’endroits pour les enfants. La vie y est douce et nos traditions familiales prennent racine. Parfois, on s’assoit sur des stoops – marches de brownstones – pour manger un Pain au chocolat tout en regardant les passants. Les enfants adorent. En rentrant de la crèche, mon fils dit bonjour à la boulangère de Caputo. On croise souvent des connaissances et on finit la route en papotant. Par temps de pluie, le café Planted est idéal pour sortir de chez soi et occuper les enfants jouant dans un espace dédié. Juste à côté, ils tiennent aussi une boutique zéro déchets. L’été venu, les fontaines des parcs attirent tous les bambins du quartier. Les saisons passent et de jolis souvenirs restent. Carroll Gardens est un quartier à taille humaine inclusif et tolérant. Vous y croiserez des personnes âgées, des jeunes, des familles, des gays etc… On sent l’ouverture d’esprit dans les interactions que les gens ont entre eux ou encore sur les groupes des réseaux sociaux du quartier. L’entraide est palpable quand une famille du quartier est en difficulté.

Vous êtes une guide touristique. Pouvez vous nous raconter le circuit à faire pour découvrir ce quartier ?

J’aime tellement mon quartier que j’organise une visite guidée spéciale pour Halloween. L’an passé avec mes clients, on a même fêté Halloween ensemble. Tous les habitants étaient de sortie. Les voisins partageaient une bouteille de vin sur les stoops tout en distribuant les bonbons lors du traditionnel « trick or treat ». C’est vraiment un quartier convivial. Voici une idée de parcours pour vous imprégner de son ambiance.

En tant que Française, trouvez-vous un petit côté français à ce quartier de par les habitants, les boutiques, les écoles ?

Oui ! On entend beaucoup parler français. Vous avez plusieurs établissements scolaires qui proposent des cours en français. Les plus connus, étant l’école publique PS 58 qui a un programme bilingue (attention les zones sont en train de changer) ou encore l’International School of Brooklyn (ISB), une école privée qui propose un programme avec du français. Lors des élections présidentielles françaises, c’est dans les locaux de l’ISB que l’on va voter. On finit vite par se repérer entre Français au bon d’un moment même si on ne se connait pas personnellement. Ce n’est pas pour rien que ce quartier est surnommé la Petite France (Little France). Ainsi une mini superette française, Le French Tart Deli, a ouvert récemment : on y trouve des calissons, de la boulangerie française traditionnelle, des confitures et tous ces produits qui me rappellent mon enfance en France. Le restaurant La Cigogne propose des spécialités alsaciennes dans une ambiance chaleureuse autour d’un feu de bois l’hiver. Parfait pour apprécier une flammekueche ou encore des spaetzle.

Vos endroits préférés à Carroll Gardens ?

Mon café fétiche : Planted, pour l’ambiance zen et naturelle du café : de jolies tables en bois entourées de plantes, pas de musique trop forte, pour l’engagement zéro déchet et pour le support à la communauté LGBTQ.

Pour boire un café dépaysant : Le Petit Café, construit autour d’arbres dans un décor zen.

Pour consommer malin : Books are magic, petite librairie indépendante qui organise des présentations de livres avec des écrivains.

Pour travailler sur son PC au calme en sirotant un soda : Brooklyn Farmacy & Soda Fountain.

Gersi : Pour un dîner sur des saveurs italiennes avec un twist néo-américain ou un brunch, je recommande ce restaurant. Installez-vous dans leur backyard, juste divin ! Beaucoup d’établissements du quartier ont des jardins aménagés à l’arrière, donc l’été tout le monde mange dehors.

Kittery : Pour un bon lobster roll avec un verre de vin blanc en terrasse.

Est-ce que c’est un quartier que vous conseillez à ceux qui veulent acheter ou louer ?

Tout dépend de la perspective de la personne. Si c’est pour faire une plus-value court terme je ne pense pas que cela soit le meilleur quartier, car sa réputation est déjà faite. Carroll Gardens continue d’attirer, c’est sûr. Si après vous vous projetez à long terme, l’achat peut être une bonne option. Souvent la location est un premier pas qui peut être judicieux. Les gens se plaisent dans mon quartier et ont tendance à rester sur le long terme.

Merci Laurène !

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

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«Quartiers de New York» : À la découverte de Yorkville

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

Bienvenue dans notre dossier éditorial « Quartiers de New York » présenté par BARNES New York. Nous vous invitons, régulièrement, à visiter les différents quartiers de la ville dans les yeux des francophones qui y sont installés. Ils racontent leur quartier, avec leurs mots, leurs goûts, leurs habitudes. Aujourd’hui, nous découvrons York Ville, un quartier dans un quartier, celui de l’Upper East Side. Hélène Drummond, hier médecin, aujourd’hui auteure, est originaire de Mons, en Belgique. Elle vient de sortir son premier roman « La place est prise ». Elle vit à York Ville avec son mari, qui travaille dans la finance, et leurs deux enfants. Elle nous raconte York Ville.

Lepetitjournal.com New York : Vous habitez York Ville, dans l’Upper East Side. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce quartier ?

Hélène Drummond : Quand nous avons déménagé depuis la Belgique, nous avons débarqué dans ce quartier sans vraiment le connaître, grâce à l’école des enfants. Pour être situés dans la bonne zone géographique pour l’école Manhattan New School, PS 290, nous devions habiter le quartier. Nous nous étions renseignés sur différentes écoles avant de déménager et avions visité quelques appartements en fonction des zones géographiques de ces écoles. Nous avons été d’emblée attirés par l’école PS 290.

Pouvez-vous nous raconter la vie de ce quartier qui compte le siège des Nations Unies, l’ambiance ? Ce qui le fait vivre, ce qui l’anime ?

L’ambiance est très jeune et dynamique. Je dirais que les rires d’enfants, les trottinettes, les terrasses des restaurants, la rue commerçante 86th street, le brassage culturel, tout cela anime le quartier.

Vous êtes une maman. Comment est la vie avec des enfants à York Ville ? Y a-t-il beaucoup de familles ?

Oui, énormément de familles. C’est un quartier très bien situé par rapport à d’excellentes écoles. L’elementary school publique PS 290 est fantastique, il y a beaucoup d’écoles privées très réputées à proximité immédiate également. Il y Central Park tout près pour les balades et le très beau Carl Schurze Park que les familles adorent pour son playground, ses coins ombragés, son atmosphère romantique. Il y a d’innombrables clubs sportifs d’arts martiaux, basketball, dance, football, et le centre sportif renommé Asphalt Green qui non seulement offre des programmes sportifs fabuleux pour les enfants, de tous les niveaux, et aussi des stages pendant les vacances scolaires.

Vous êtes écrivaine. Pouvez vous nous faire découvrir ce quartier avec vos mots ?

Je dirais que Yorkville pour moi, c’est l’autre visage de l’Upper East Side. C’est un quartier qui côtoie le vieil Upper East Side, hyper chic, guindé et conservateur, celui de Madison Avenue ou de Park Avenue, tout en préservant son identité propre. Quand on traverse l’Upper East Side en partant de Central Park, on est ébloui par l’architecture dans les rues, le raffinement des boutiques, les tenues des passants. Plus on avance, plus on se sent petit. Un peu irrité par le snobisme aussi.

Puis on arrive sur Lexington Avenue, on continue son chemin et tout change. On découvre Yorkville la jeune, la chaleureuse, l’accueillante. Le décor change subitement, toujours chic, mais grouillant de vie, d’enfants, de restaurants, de terrasses, de bruits, de tout. Ce n’est pas la cacophonie de midtown, ce n’est pas la tranquillité cossue de l’Upper West Side, c’est une petite cité dans la cité qui a pu selon moi recréer le meilleur de la vie new-yorkaise. Yorkville a redéfini l’Upper East Side.

En tant qu’européene, trouvez-vous un petit côté européen à ce quartier de par les habitants, les boutiques, les écoles ?

Pas spécialement européen mais international de manière plus générale. À l’école PS290, à peu près toutes les nationalités sont représentées. Au club sportif de mes enfants, Asphalt Green, c’est la même chose. C’est fabuleux cet aspect cosmopolite.

Vos endroits préférés à York Ville ?

Restaurants : ToloAche, restaurant mexicain 82nd street et Lexington avenue; 83 1/2, restaurant italien 83rd street et 1st avenue; AOC East, bistrot français 83rd street et 1st avenue; Boqueria, bar tapas, 77th street et 2nd avenue; Donguri, restaurant japonais gastronomique, 83rd street et 2nd avenue, Luke’s lobster 81st street et 2nd avenue (restaurant préféré de mes enfants).

Bar-resto : Le Penrose, sur la 2nd avenue, entre 82nd et 83rd street. Excellents cocktails et super ambiance.

Maison Kayser sur la 87th street et 3rd avenue, pour mon chocolat chaud quasi quotidien.

Boutique Ottomanelli Brothers, 82nd street et York Avenue. Boucherie tenue par la famille Ottomanelli depuis plusieurs générations. Les meilleurs steaks de toute la ville.

Takunya Nail Salon: ambiance zen et intimiste, produits 100% bio, 81st street entre 2nd et 3rd avenue.

Asphalt Green: complexe sportif sur 90th street et York avenue, avec terrain de foot FIFA certified et piscine olympique. Mes enfants jouent dans le club de football Asphlat Green Soccer Club, ils y sont donc chacun 4 à 5 fois par semaine pour leurs entraînements/matches. Oui, c’est notre seconde maison…

Le petit cinéma AMC Orphéum sur la 3rd avenue entre 86th street et 87th street.

La Webster Library, bibliothèque, 77th street et 1st avenue.

Les magasins Barnes&Noble et L’Occitane sur la 86th street entre 3rd et Lexington avenue.

Randall’s Island et l’esplanade le long de la East River pour les balades en vélo.

Les arbres en fleurs dans les rues au printemps…

Est-ce que c’est un quartier que vous conseillez à ceux qui veulent acheter ou louer ?

Absolument. En particulier aux familles.

Si vous deviez décrire Yorkville en 3 mots?

Familial, dynamique et cosmopolite.

Merci Hélène Drummond

Propos recueillis par Rachel Brunet, directrice et rédactrice en chef du Petit Journal New York

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Vivre dans le quartier de Battery Park City

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Les avis sont unanimes : Battery Park City, au cœur de Manhattan, est considéré depuis quelques années comme l’un des meilleurs endroits où vivre à New York. Il est vrai qu’avec un parc immobilier de grand standing, une végétation luxuriante, mais aussi une vie de quartier douce et familiale et des restaurants branchés à chaque coin de rue, Battery Park City attire chaque jour un peu plus de nouveaux résidents. Visite guidée d’un quartier new-yorkais qui a le vent en poupe.

La minute de géographie

Une petite minute de géographie

Pour ceux qui ont du mal à se repérer, Battery Park City est un quartier de Manhattan situé entre la rivière Hudson et West Street, autrement connu sous le nom de West Side Highway. Le quartier s'étend de Chambers Street au nord à Battery Place et Little West Street au sud.

La petite histoire

À la fin des années 1950, la zone portuaire Battery Park City autrefois en plein essor du centre-ville de Manhattan a été victime du décollage du transport de conteneurs, qui a poussé les navires vers le New Jersey, laissant les ports de Manhattan en ruine. Après un abandon de la zone, complètement désertée, puis transformée en décharge, plusieurs entreprises privées ont proposé des projets de reconstruction. Cependant, après l’attaque du 11 septembre, Battery Park City est devenu vacant car le quartier est devenu une scène de crime officielle. Depuis, le quartier a renait de ses cendres pour devenir un endroit huppé où il fait très bon vivre.

La vie est douce et belle dans le quartier de Battery Park City

Ceux qui aiment marcher le savent déjà, il n’y a pas de stations de métro dans le quartier de Battery Park City. L’accès en train se trouve dans le Financial District, ce qui veut dire qu’il est toujours judicieux d’avoir une paire de baskets dans le sac, dans le cas où vous devrez marcher un quart de mile jusqu’au métro le plus proche.

Malgré cela, vivre dans ce quartier est extrêmement agréable, pour les adultes, les familles et leurs enfants. Les espaces verts – Un tiers de Battery park City est en effet considéré commeparc”-, la tranquillité des rues, la vues panoramiques sur l'Hudson, la proximité de l'eau sur 3 côtés et uniformité du paysage urbain est apaisant, à quelques pas d'autres quartiers plus bruyants et la vitalité de Manhattan.

Plus généralement, la population du sud de Manhattan a doublé en 10 ans, et les restaurants, les boutiques, les aménagements extérieurs pour faire du sport le long de l’eau ont suivi le mouvement. Si l’ambiance de Battery Park City est assez décontractée et assez sportif, la scène culinaire du quartier est plutôt formelle et haut de gammeLa plupart des restaurants huppés se situent autour de Brookfield Place et parmi eux, on doit mentionner la cuisine française étoilée au Michelin de L’Appart. Il y a aussi des cartes plus décontractées, comme celle de Tartinery Hudson Eats.

Lors de vos balades, vous pourrez profiter du Rockefeller Park, du Super Duper Tennis, du Farmer’s market de la Station Bowling Green et la zone du Staten Island Ferry. Vous croiserez sûrement le super modèle Tyra Banks qui possède un appartement dans le splendide complexe résidentiel Riverhouse, ainsi que Leonardo DiCaprio.

Le marché immobilier de Battery park City

Battery Park City est légèrement plus abordable que Tribeca avec un prix de vente médian pour un trois chambres de 3 125 000 $. Le loyer médian pour un trois chambres est de 11 000 $ et pour un deux chambres, 6 950 $.

Construit assez rapidement – et ce n’est pas fini – le parc immobilier est assez uniforme mais le les appartements sont magnifiques. Au nord, il y a principalement de grands et beaux beaux bâtiments en briquesLa section sud contient des complexes comme l’immeuble résidentiel au bord de l’eau, le Gateway Plaza, qui a été achevé en 1983. Le Solaire, un bâtiment certifié LEED, et le premier complexe résidentiel “vert” du pays, a ouvert ses portes en 2002. L’un des principaux immeubles de luxe du quartier est le 225 Rector Place, qui a été réaménagé en 2012. Il offre à ses habitants des services haut de gamme et de jolies vues sur la rivière Hudson et la statue de la liberté.

Habiter dans le quartier de Seaport District

Petit rappel pour ceux qui viennent d’arriver – ou pour les nuls en géographie – Seaport District est le quartier maritime adjacent au quartier financier. Situé dans le Lower Manhattan, il est délimité par le Financial District à l’ouest, au sud-ouest et au nord; la rivière East au sud-est; et deux ponts au nord-est.

La vie dans le quartier de Seaport District

Une petite minute de géographie

Un rappel rapide pour ceux qui viennent d'arriver - ou pour les nuls en géographie - Quartier du port maritime est le quartier maritime adjacent au quartier financier. Situé dans le Lower Manhattan, il est délimité par le Financial District à l'ouest, au sud-ouest et au nord; la rivière East au sud-est; et deux ponts au nord-est.

La renaissance d'un quartier en déclin

Aux 18ème et 19ème siècle, Seaport district était un quartier commercial notamment avec le dynamisme de son port ; son essor est lié à celui de la famille Schermerhorns qui acheta cette zone pour y faire construire de nombreux bâtiments : d’ailleurs, beaucoup de ces édifices centenaires sont encore debout.

Le quartier prend son allure moderne à partir de 1810 : commerçants et restaurants poussent comme des champignons redonnant à ce coin une nouvelle vitalité. La zone est reliée par un passage souterrain de Fulton Centre à Brookfield Place. Le Tin Building qui abritait autrefois l’un des plus grands marchés aux poissons du monde a été entièrement rénové pour accueillir un grand marché Jean-Georges et un superbe rooftop. Aujourd’hui, le Seaport, qui ne s’est remis que récemment de l’ouragan Sandy en 2012, est une destination touristique très populaire avec d’abord le musée South Street Seaport qui expose plusieurs navires remarquables comme le magnifique quatre-mâts « Peking » de 1911, le cargo Wavertree de 1885, la Goëlette Pioneer de 1885, le bateau-phare Ambrose de 1908, le remorqueur Helen McAllister de 1900, le remorqueur W.O. Decker de 1930… Le centre commercial tout neuf est rempli de boutiques et de restaurants, Dès lors, une balade le long des quais est une attraction bien populaire pendant les 4 saisons. Durant les beaux jours, des concerts en plein air sont organisés mais aussi des expositions, stands et bien plus encore sur le tout nouveau Pier 17. Le charme du Seaport District, quant à lui, a traversé les tempêtes et il est resté intact.

Le marché immobilier de Seaport District

La variété du paysage urbain et architectural

Le quartier comprend certains des architecture la plus ancienne à le centre de Manhattan, et les rues étroites et sinueuses vous emmènent dans un voyage à travers l'histoire avec de nombreux bâtiments restaurés du début du 19e siècle contrastant avec luxe moderne Tours d'appartements.

Ainsi, on peut admirer entre quelques beaux bâtiments de briques rouges, Le Titanic Memorial Lighthouse, construit en 1913 pour honorer les victimes de la tragédie du Titanic qui a coûté la vie de nombreux éminents New-Yorkais, ou encore Bowne & Co Stationers : Fondée en 1775, il s’agit de la plus ancienne entreprise d’exploitation de New York sous le même nom, et ils perpétuent la même tradition d’impression professionnelle sur de véritables presses à imprimer anciennes. Pas très loin, la Joseph Rose House, appelée “The Rat house” est en fait l’un des plus anciens bâtiments de Manhattan encore debout de l’époque coloniale. De même, le Paris Cafe, au croisement de South Street et Peck Slip, un charmant restaurant et pub à l’ancienne. Il a ouvert ses portes en 1873 et est l’un des plus anciens bars de New York. Il parait que le président Theodore Roosevelt était un client régulier…

D’un autre côté, les nouvelles constructions se multiplient, rivalisant d’aménagements luxueux et de vues imprenables sur le Brooklyn Bridge. Seaport Residences (1 Seaport), par exemple, qui offre à ses chanceux habitants des panoramas à 360 degrés sur la rivière et une piscine superbe, au 30ème étage.

Le marché immobilier des Townhouses à NYC

Être propriétaire de quelques m2 à New York City est un souhait pour la plupart d’entre vous (et nous aussi). Alors, quand ce bien immobilier à NYC est une townhouse, ces maisons de ville au cachet inégalable dans les quartiers huppés de la ville, on atteint la crème de la crème, le top du top. Acheter une maison de ville est certainement la meilleur chose qui puisse vous arriver à New York et on vous dit comment faire.

Ce qu’il faut savoir avant d’acheter une townhouse à New York City

Les bases

Une townhouse est une maison privée où au moins un mur est partagé avec une autre résidence. Les townhouses sont assez rares sur le marché immobilier new yorkais et totalisent à peine 2% des transactions résidentielles. Pourtant, les biens immobiliers de ce type sont souvent superbes et s’inscrivent pour certains dans le patrimoine immobilier et l’histoire de NYC. Détails historiques, jardins, intimité, nombreuses chambres et salles de bains… Dans une ville surpeuplée comme New York où les habitations sont souvent exiguës, vivre dans une maison de ville est un luxe dont vous ne pourrez bientôt plus vous passez.

La taille a toute son importance !

En effet, les maisons de ville de New York sont décrites en termes de largeur et de profondeur. En ce qui concerne la largeur, les maisons de ville varient de 13 à 25 pieds (3.9m à 7.62m), la plupart des maisons de ville étant construites dans une fourchette de 17 à 20 pieds (4.26m à 6m) . Ils sont aussi larges que la taille de leur lot, ce qui signifie la taille de la parcelle de terrain sur laquelle le bien est situé. En termes de profondeur, les dimensions varient considérablement et il y a souvent une extension sur un ou plusieurs étages qui rend la taille exacte difficile à déterminer avec précision sans l’aide d’un professionnel. De nombreuses maisons de ville ont aussi un espace extérieur, à l’avant et à l’arrière de la maison. En général, dans la plupart des quartiers résidentielsla profondeur minimale de la cour arrière est d’au moins 30 pieds (9.1m).

Vous l’aurez compris, plus la maison de ville est large, plus elle a de valeur car plus il y a d’air et de lumière et meilleure est la circulation entre les pièces. Les pièces plus larges et plus courtes sont en outre plus faciles à aménager que les pièces plus longues et étroites.

Vivre dans une townhouse

Le propriétaire d’une townhouse à New York est responsable du paiement de toutes les taxes foncières, de l’entretien et des réparations de la propriété, contrairement à une coopérative ou à un immeuble en copropriété, mais aucun paiement mensuel n’est requis pour la gestion de l’immeuble. Il n’y a pas d’approbation par le conseil d’administration pour l’achat ou la vente d’un tel bien. Sachez aussi que la vente de la propriété peut être transmise à tout tiers sans l’approbation préalable de toute personne autre que le propriétaire.

Les taux de taxes sont déterminés chaque année par le NYC Council en fonction de la classe des biens immobiliers. La classe 1 comprend une à trois maisons familiales et la classe 2 comprend toutes les autres propriétés résidentielles. Ce taux est ensuite appliqué à la valeur imposable des propriétés qui est estimée par le Department of Finance.

Les quartiers où trouver une townhouse à acheter à NYC

On trouve des maisons de ville à acheter dans à peu près tous les quartiers de New York City, mais certaines sont remarquables, de par leur situation géographique et leur rénovation de prestige. Ainsi, dans l'Upper West Side, le bloc entre Central Park West et Columbus qui ont historiquement enregistré les ventes les plus chères en 1970. Dans l'Upper East Sidec’est près de la 5ème Avenue, que le bloc le plus cher se situe, entre l’Est 70e et 71e. Dans le quartier de Chelsea district, les maisons de ville les plus belles se trouvent sur les 21e et 22e rues ouest, entre la 10e et la 11e avenue.

Combien coûte une townhouse à NYC ?

Le prix d’une townhouse est déterminé par une foule de variables, notamment la taille du bâtiment et du lot, l’emplacement et l’état. D’un quartier à l’autre, parfois d’une rue à une autre, le prix peut fluctuer de manière considérable. De plus, l’environnement immédiat est très important et il faut regarder les maisons derrière la townhouse, celles sur les côtés et celle en face. Les maisons de ville les plus chères sont sur des blocs avec des rangées de townhouses des deux côtés de la rue. Si on contraire, il existe une caserne de pompiers, un service de police ou une école à proximité ou pire, en face, les prix seront inférieurs à cause du bruit et trafic. Enfin, il faut savoir que si les prix des maisons de ville à Manhattan commencent généralement à plusieurs millions de dollars, elles sont souvent moins chers au mètre carré que les appartements. Et, contrairement à une co-op, aucune exigence de liquidité n’est imposée à l’acheteur après la clôture (autre que celles exigées par l’organisme prêteur).

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